Violences à l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki Zerbo : vite, des sanctions

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Après leur piètre prestation face au président français, Emmanuel Macron, des étudiants du campus de Zogona se sont encore illustrés par la plus mauvaise manière. En effet, certains d’entre eux qui se revendiquent de l’Association nationale des étudiants du Burkina (ANEB) ont violenté leurs «camarades» qui n’ont pas respecté leur mot d’ordre de grève. Bilan : 6  blessés à la machette et aux gourdins dont 2 graves (des lésions au cerveau). Ces derniers comme plusieurs de leurs camarades n’ont accepté de déserter les amphis pour manifester contre la sanction d’un des leurs par l’administration. Ce comportement d’un autre âge ne doit plus avoir lieu sur les campus. Il n’honore pas l’étudiant burkinabè. Donc, ce temple du savoir doit rester tel. Et aucun acte de violence ne doit être toléré. Si la liberté de grève est constitutionnellement reconnue, celle de ne pas gréver est aussi un droit. En république, nul ne doit avoir le monopole de la violence et de surcroît dans une université. Plus jamais ça dans aucune université du pays. Les autorités en charge de l’éducation doivent prendre leur responsabilité. Elles  doivent désormais prendre les taureaux par les cornes. Pour cela, il faut qu’elles activent vite le conseil de discipline. Celui-ci doit prendre des sanctions fortes contre les auteurs et les complices de ces actes barbares. Faire régner l’ordre et la discipline leur incombe aussi. Il y va de la sécurité de tous (enseignants, étudiants, personnel…). Le campus doit demeurer un temple du savoir et non un théâtre d’affrontements. 
* Mérites-tu vraiment ta médaille ?
Cette année encore, la Nation burkinabè a décidé d’honorer ses valeureux fils et filles à l’occasion du 57e anniversaire de son indépendance. Le bal des décorations s’est ainsi ouvert, le 5 décembre 2017, au palais présidentiel de Kosyam. 940 citoyens ont déjà vu leurs dures années de labeur reconnues et récompensées. Dans les jours à venir, ce sera le même rituel dans les ministères, institutions…Mais, est-ce que certains méritent vraiment leur décoration ?  Non ! Parmi ces «élus» de la Nation, beaucoup ont brillé par leur absence notoire au travail. D’autres ont été des fonctionnaires corrompus, paresseux…En tous cas, pas des fonctionnaires et des citoyens modèles. Mais, à l’heure des décorations, ils bombent leur torse pour recevoir cette médaille dont ils savent qu’ils ne la méritent même pas. Il y a lieu, de revoir les critères de désignation des décorés. 
Car, si certains agents la méritent très bien, d’autres par contre, lorsqu’on apprend qu’ils vont recevoir les honneurs de la Nation, des questions fusent de partout. C’est celui-là qu’on va décorer ? Il est sûr qu’il mérite d’être décoré ? Qui l’a désigné… ? Autant de questions qui frisent l’indignation et l’étonnement. Les médailles ne doivent pas être comme des bonbons ou des «coura-coura» qu’on distribue à n’importe qui et n’importe comment. Evitons de dévaloriser ces médailles. Donc, à César ce qui est à César. 

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