UNIR/PS : Les cadres du parti apportent leur ‘’soutien sans faille ‘’ au nouveau code électoral

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UNIR/PS : Les cadres du parti apportent leur ‘’soutien sans faille ‘’ au nouveau code électoral

Cette rencontre, qui se tient après celle d’août 2017 à Fada N’Gourma (Est du Burkina), a été, naturellement, une occasion pour Albert Soamboala Ouoba, secrétaire national chargé des Cadres et des élus du parti, de faire le bilan de la mise en œuvre des recommandations et engagements précédemment pris. La Conférence des cadres se veut également une instance qui permet aux participants de se familiariser, proposer une feuille de route sur l’implication des cadres dans l’animation de la campagne de 2020, amener les cadres à s’engager davantage pour le rayonnement du parti et, enfin, apprécier objectivement l’implication des cadres du parti dans la gestion du pouvoir d’État.

Plusieurs communications ont caractérisé cette journée. Ainsi, on note l’intervention du directeur de l’Union douanière et de la fiscalité de la CEDEAO, Salif Tiemtoré, qui a décortiqué le thème général tandis que Dr Amidou Kaboré a abordé le sous-thème sur le « rôle du cadre dans l’organisation et l’animation d’une campagne électorale ». La dernière communication a été l’affaire de Dr Harouna Doro sur « Motivation du cadre de l’UNIR/PS et participation à la gouvernance républicaine ».

Pour le président de l’UNIR/PS, Me Bénéwendé Stanislas Sankara (par ailleurs vice-président de l’Assemblée nationale), le thème de cette conférence se justifie par l’implication du parti dans la gestion du pouvoir d’État (le parti est membre de l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle, APMP, ndlr).

’’Nous nous sommes, avec introspection, posé la question de la responsabilité individuelle, personnelle, de chaque cadre, sa place, son rôle rayonnement du parti ’’, a-t-il rappelé, précisant que le cadre de l’UNIR/PS doit avoir en vue, qu’il défend et représente des valeurs, et, de ce fait, doit les incarner.

UNIR/PS : Les cadres du parti apportent leur ‘’soutien sans faille ‘’ au nouveau code électoral’’Le régime actuel a fait une croissance, et les performances que nous reconnaissons, notre peuple les reconnaît. Mais nous disons que même le peuple burkinabè demande au président Roch Marc Christian Kaboré, qui a été élu sur la base d’un contrat, d’aller au-delà de ce contrat social. Et donc, pour nous, il faut travailler dans ce sens-là et créer les conditions d’une véritable rupture, c’est-à-dire une gouvernance qui va tenir compte des aspirations de notre peuple « , confie le président, Bénéwendé Stanislas Sankara, dans un regard global sur la situation nationale.

« On a fait un saut dans un feu, donc il y a un second saut à faire et c’est celui de l’alternative », a indiqué Bénéwendé Stanislas Sankara pour qui, le Burkina a besoin d’une ’’véritable rupture, d’une nouvelle gouvernance … »
C’est également dans ce regard critique que les cadres du parti, ont rappelé que le choix de l’UNIR/PS de faire partir de la majorité présidentielle s’explique d’une part par la stabilité et la consolidation des institutions républicaines du pays et d’autre part par la proximité idéologique des deux partis.

« La stratégie d’alliance avec le MPP ouvre une nouvelle page dans la concrétisation des objectifs du parti tels l’avancée dans le dossier de justice sur l’assassinat du président Thomas Sankara et ses compagnons, comment influer le cours de la politique de manière à ce que les valeurs incarnées par le président Thomas Sankara en acte ou en esprit pendant les quatre années de la période révolutionnaire soient reprises ou revisitées avec les lanternes d’aujourd’hui », lit-on dans le rapport final.

UNIR/PS : Les cadres du parti apportent leur ‘’soutien sans faille ‘’ au nouveau code électoralOn note ici que le parti tire des avantages de l’appartenance à la majorité présidentielle. Il s’agit, entre autres, de l’expérience gouvernementale « qui est importante » pour tout parti qui aspire de conquérir le pouvoir d’État. « Ne pas l’avoir, constitue un handicap », disent-ils. C’est pourquoi, indiquent-ils, presque tous les partis de par le monde sont dirigés par des ex membres de gouvernement. « L’essentiel est d’être fidèle aux valeurs et à l’idéal que l’on porte en soi. Le président Thomas Sankara n’a-t-il pas été d’abord secrétaire d’État à l’information sous le CMRPN (Comité militaire de redressement pour le progrès national, ndlr) du colonel Saye Zerbo, Premier ministre sous le CSPI (Conseil du Salut du Peuple, ndlr) et président sous le CNR (Conseil national de la Révolution) ? », a soutenu un des communicateurs.

Cependant, relèvent-ils, cette appartenance à la majorité n’a pas seulement des avantages, elle est aussi susceptible d’inconvénients ou risques. « Par exemple du côté du MPP, ses cadres sont furieux de constater des cadres de l’UNIR/PS accéder à des postes de responsabilité qu’ils estiment être les leurs » constatent-ils. Pour eux donc, l’inconvénient principal pour le parti est de voir les idéaux à la base de sa création se diluer, voire disparaître ou même perdre sa visibilité et sa pugnacité.

UNIR/PS : Les cadres du parti apportent leur ‘’soutien sans faille ‘’ au nouveau code électoral« Tout échec serait catastrophique pour nous car, nous sommes comptables de la gestion gouvernementale. Le risque de phagocytose du parti par le MPP. Les sankaristes ont pour principales caractéristiques leurs positions tranchées et claires sur toutes les questions. L’échec du gouvernement étant la situation la plus détestable, la seule option qui reste, c’est de participer activement à la réussite de l’action gouvernementale et d’être comptable des résultats positifs », ont-ils exposé.
C’est pourquoi estiment-ils que, le parti doit œuvrer avec beaucoup d’intelligence pour ne pas frustrer les nombreux militants qui lui ont fait confiance au fil des années, le parti doit voir comment revenir aux fondamentaux des idéaux de la révolution en combattant par exemple les tares de la petite bourgeoisie.

Il est aussi recommandé au parti d’être plus regardant sur la communication (la communication étant un élément qui doit être géré avec délicatesse).
Cette deuxième conférence, dont la modération des travaux a été assurée par le vice-président du parti, le ministre de l’environnement, Nestor Bassière, s’est achevée par d’importantes décisions portant sur la vie du parti, l’alliance dans le cadre de la majorité présidentielle et sur la vie nationale.

Pour cela, des recommandations ont été faites dans la perspective des joutes électorales à venir. Pour les cadres de l’UNIR/PS, c’est maintenant que commence la bataille et non la veille des élections.

Les participants ont aussi pris une résolution de « participer activement à vie et à l’animation des commissions spécialisées du parti ; animer et contribuer financièrement à l’animation des structures du parti ; prendre part à toutes les élections à venir en se positionnant sur les listes électorales, gage d’une victoire de l’UNIR/PS pour une alternative sankariste au Burkina Faso ».

En plus de la motion de soutien au gouvernement pour ses actions de développement durable, les cadres participants à la Conférence ont recommandé la promotion des cadres compétents, consciencieux et dotés d’une probité intellectuelle comme gage d’une meilleure gouvernance ; la prise de mesures urgentes pour assurer la mise en œuvre du PNDES (Plan national de développement économique et social) par les cadres de l’Alliance (APMP, ndlr).

Ce rendez-vous, qui se tient dans un contexte de vifs débats sur le nouvel instrument électoral, a servi de prétoire pour réitérer un ‘’soutien sans faille’’ au gouvernement sur le sujet.Par une motion de soutien donc au nouveau code électoral, ils invitent le gouvernement à poursuivre l’opérationnalisation, de concert avec la CENI (Commission électorale nationale indépendante), du vote des Burkinabè de l’extérieur. Ils appellent, à ce sujet, le peuple burkinabé à se mobiliser pour soutenir ce nouveau code qui constitue une avancée pour la démocratie burkinabè.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

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