Une conférence de presse à la place Wara-wara

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Les Bobolais suivent de près l’actualité sociopolitique nationale, et d’ailleurs les réactions ne manquent guère, surtout au sein de la société civile, les organisations de jeunesse en particulier qui, sont divisées par rapport à bien de questions. Les points de discorde sont surtout relatifs au débat sur le retour de Blaise Compaoré, l’ex-président du Faso en exil, retour voulu par certains tandis que d’autres demeurent encore dans les ambiances de l’insurrection de 2014. L’autre point de discorde est relatif à la libération provisoire du général Djibrill Bassolé, ex-ministre des affaires étrangères sous Blaise Compaoré. L’Association de défense et de la sauvegarde des biens publics (ADSBP), qui ne veut pas rester en marge du débat, a voulu à son tour organiser une conférence de presse ce jeudi 12 octobre. Finalement, pour manque de salle disponible, la conférence de presse s’est transformée en un point de presse tout simplement à la place Wara-wara. Son porte-parole James Dembélé se dit indigné.

Les opinions sont diverses et parfois même opposées. Tant et si bien que, par exemple, la mobilisation n’était pas au rendez-vous de la place Tiéfo Amoro, à l’appel du mouvement Le Balai citoyen et d’autres structures les 11 et 12 octobre derniers pour manifester contre la liberté provisoire accordée au Général Bassolé après que l’homme a passé deux ans de prison pour implication supposée au putsch manqué de 2015.

La riposte ne s’est pas fait attendre. James Dembélé, et les militants de sa structure, l’Association de défense et de la sauvegarde des biens publics (ADSBP),  ont aussi donné de la voix, à travers un point de presse de fortune. Puisqu’il s’agissait au départ d’une conférence de presse programmée pour le matin, à 9h à la maison de la jeunesse, qui a été reportée plus tard au jardin de la renaissance (16h). Mais en fin de compte, l’homme a après confié que ces salles lui ont été refusées, pour des raisons partisanes. « On nous a empêchés de donner notre conférence de presse », déduit James Dembélé pour qui la liberté d’expression n’est pas encore une réalité au Burkina Faso.

James Dembélé voulait donc répondre à ceux qui s’opposent à la libération de Djibrill Bassolé. Mais surtout à ceux qui son contre le retour de l’ex-président du Faso Blaise Compaoré exilé en Côte d’Ivoire depuis sa chute.

Il adhère ainsi à l’initiative du président du Rassemblement démocratique et populaire Nana Thibaut, lequel promet un retour de l’ex-président le 14 décembre prochain.  « Ceux qui ont la nostalgie des marches, qu’ils aillent voir ailleurs », a-t-il dit.

James Dembélé estime que la libération du Général Bassolé ainsi que le retour des exilés politiques, Blaise Compaoré, Yacouba Isaac Zida constituent de bons ferments pour la réconciliation nationale.

Par Lassina Fabrice SANOU

Correspondant Burkina24 à Bobo- Dioulasso

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