Tabagisme : Le bitume n’est pas un cendrier

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Tabagisme : Le bitume n’est pas un cendrier

Fumer est un choix. Certains le font juste pour frimer, d’autres pour se relaxer et gérer le stress quotidien que vit tout citoyen d’un pays pauvre, sahélien de surcroit. Dans l’un ou dans l’autre, fumer c’est mauvais pour la santé. Je ne vous parlerai pas des maladies cardio-vasculaires et du cancer des poumons. Encore moins de cette mauvaise haleine que dégagent constamment les fumeurs. Les pastilles n’empêcheront pas les dents de noircir, les lèvres de s’obscurcir et les yeux de rougir…

Fumer est un acte volontaire et libre mais les fumeurs ne doivent pas mettre la vie d’autrui en danger si la leur, leur importe peu. Bien évidemment, ils diront qu’il faudra bien mourir de quelque chose non ! Fumer oui, mais pas en circulation. Il n’est pas rare de voir des gens dans la ville de Ouagadougou fumer comme des dragons chinois et jeter leur mégot de cigarette allumé sur le bitume. C’est dangereux et irresponsable comme geste quand on sait qu’une fuite d’essence peut vite mettre en danger la vie des usagers. Aussi, le mégot peut atterrir dans des herbes et provoquer un incendie. Sur le plan environnemental, carton rouge ! Car, un mégot met en moyenne douze ans pour se désintégrer et est susceptible de polluer près de 500 litres d’eau. Bonjour la catastrophe.

Au Burkina Faso, jeter un mégot sur la route n’est pas une infraction pour l’instant. Cela tardera-t-il à venir quand on sait que le pays n’a pas encore fini son combat contre les déchets plastiques ? En France, depuis quelques mois, une amende de 68 euros est infligée à quiconque jette un mégot sur une voie publique. Les fumeurs burkinabè doivent apprendre à se discipliner. Le bitume n’est pas un cendrier.

HFB
Lefaso.net

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