Syndicalisme au Burkina : L’ambassadeur américain au Burkina Faso reçu par Bassolma Bazié

18

Syndicalisme au Burkina : L’ambassadeur américain au Burkina Faso reçu par Bassolma Bazié

« Mieux comprendre afin de mieux agir »

C’est aux environs de 9 h que l’ambassadeur américain et sa délégation ont foulé l’entrée du bâtiment abritant les locaux de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B). A sa descente de véhicule, l’ambassadeur a été accueilli par le secrétaire général de la confédération, Bassolma Bazié.

Après les échanges à huis clos, l’ambassadeur dit être venu parler de grandes questions qui concernent le Burkina Faso : « Ma vie au Burkina Faso est toujours une enquête pour mieux comprendre les questions qui ont trait aux travailleurs, à l’avancée de l’économie du Burkina Faso, etc. », a déclaré Andrew Young.

Syndicalisme au Burkina : L’ambassadeur américain au Burkina Faso reçu par Bassolma BaziéPour le plénipotentiaire américain, cette visite devrait s’interpréter comme une visite de dialogue, d’échanges dont le seul but est de mieux s’informer afin de mieux comprendre le trajet parcouru par le Burkina Faso depuis toutes ces années. C’est ainsi qu’il avoue : « Je suis convaincu que le Burkina Faso traverse une période clé dans son histoire ». Ainsi lancé, il estime que pour jouer son rôle d’ami du Burkina Faso dans ce moment clé (depuis l’insurrection), il se doit de mieux s’informer. C’est également dans ce contexte qu’il affirme pour terminer : « J’ai beaucoup apprécié cette rencontre avec le secrétaire général et les conseils ».

« Il faut qu’il y ait une gouvernance vertueuse »

Pour sa part, le premier responsable de la confédération, Bassolma Bazié, a exprimé sa reconnaissance à son hôte du jour et résumé leurs propos autour des difficultés que rencontre le Burkina Faso. Ce faisant, il affirme : « il faut qu’il y ait une gouvernance vertueuse ». Gouvernance vertueuse qu’il perçoit sous quatre angles.

Syndicalisme au Burkina : L’ambassadeur américain au Burkina Faso reçu par Bassolma Bazié
L’ambassadeur américain et sa délégation, dans le bureau du secrétaire générale pour le huis clos

De prime abord, pour ce qui est du système éducatif, il argue que la gouvernance vertueuse signifie avoir un regard critique et y mettre les moyens dans le but de produire des hommes de qualité qui prendront l’avenir du pays en main. Le second angle de la gouvernance vertueuse, telle que l’appelle le secrétaire général, c’est l’exemplarité dans le comportement des dirigeants. Du troisième angle, il indique : « nous avons réitéré notre souci à ce que nos dirigeants ne fassent pas des politiques copiées collées dans notre pays ; politiques qui ne sont pas conformes à notre vision et notre bien-être », a fait savoir M. Bassolma. Il inclut dans le dernier angle, la justice contre les crimes de sang et les crimes économiques, la vie chère, puis la fraude.

Par ailleurs, il note : « nous avons réitéré notre souci de voir renforcer les relations entre les peuples burkinabè et américain ». Et d’affirmer de facto : « si le politique américain venait à mener des actes qui sont combattus par le peuple américain, le peuple américain sera soutenu par le peuple burkinabè », a mentionné Bassolma Bazié avant de parachever : « son excellence a fort bien apprécié la contribution du mouvement syndical dans l’ancrage de la démocratie au Burkina Faso ».

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net

Lefaso.net