Soutenance de thèse : Balkissa Ouédraogo/Sawadogo analyse la consommation du tabac en milieu scolaire

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C’est sur le thème « Analyse des facteurs associés à la consommation du tabac en milieu scolaire dans la ville de Ouagadougou en 2019 », que Balkissa Pingdewende Sawadogo épouse Ouédraogo a soutenu sa thèse pour l’obtention du grade de docteur en médecine. C’était ce jeudi 1er avril 2021 à l’UFR-SDS de l’université Joseph Ki-Zerbo, devant un jury présidé par Pr Kapouné Karfo.

C’est suite à une anecdote vécue par son fils que Balkissa Pingdewende Sawadogo a fait le choix de travailler sur l’analyse des facteurs associés à la consommation du tabac en milieu scolaire dans la ville de Ouagadougou. « Ce thème est parti du fait que mon fils qui était alors en classe de CM2 est rentré à la maison et m’a dit qu’il a des amis qui prennent la chicha. Je lui ai demandé comment ils connaissent la chicha et c’est là il me dit que c’est avec son papa que son ami a eu la chicha. Ça m’a tiqué, parce que je suis de la santé et je connais les méfaits de la chicha. Et si un enfant de CM2 touche à ça, c’est très dangereux. C’est pour cela, je me suis donné cette tâche de me pencher sur la question », raconte-elle.

Dr Balkissa Sawadogo épouse Ouédraogo prêtant serment

Et c’est le fruit de ses recherches qu’elle a exposé ce 1er avril 2021 devant un jury présidé par Pr Kapouné Karfo et dont ont fait partie Pr George Ouédraogo, Pr Gisèle Badoum et Dr Ahmed Kaboré, qui est aussi co-directeur de la thèse. La thèse a été dirigée par Pr Nicolas Méda.

A l’issue de ces recherches, Mme Ouédraogo a indiqué que les résultats auxquels elle est parvenue lui ont confirmé que les enfants s’adonnent effectivement au tabagisme très jeunes. « Et très jeunes déjà, ils seront dépendants », déplore-t-elle. Elle note également que la prévalence du tabagisme en milieu scolaire de l’année 2019 était de 3,2%.

« Ce résultat peut être biaisé par le fait que les enfants ne comprenaient pas très bien le questionnaire et le fait que c’est un échantillonnage à deux variables. C’est aléatoire, c’est ce qui fait qu’on peut se dire que 3,2% ce n’est pas significatif, mais vu les dégâts que peut causer le tabagisme, on peut dire que c’est très significatif », explique-t-elle. A en croire l’impétrante, dans son travail, elle a surtout voulu faire ressortir le risque sanitaire lié au tabagisme.

Photo de famille de l’impétrante entourée des membres du jury

Devant donc ce phénomène dangereux qu’est le tabagisme en milieu scolaire, le souhait de l’impétrante, c’est son éradication. Pour cela, elle suggère entre autres, que le ministère de la Santé intensifie la lutte à travers la sensibilisation, parce que dit-elle, « lors de notre travail, on s’est rendu compte qu’en réalité, les enfants ne connaissent pas les méfaits du tabagisme. Certains se disent que la chicha ne fait rien, c’est parce qu’ils ne connaissent pas. Donc ce serait mieux d’axer la lutte sur la sensibilisation, parce que si l’enfant est conscient que ça va lui coûter cher après, il ne va plus s’adonner à cela », confie-t-elle.

Elle recommande également qu’il y ait des lois adaptées au milieu scolaire et qu’au-delà de ces lois, il y ait des sanctions.

A l’issue de la présentation et des questions et suggestions du jury, Balkissa Pingdewende Sawadogo épouse Ouédraogo a été admise au grade de docteur avec 84/100 et s’en sort avec la mention très honorable et félicitations du jury. Après l’annonce des résultats, elle a prêté le serment d’Hippocrate et est désormais apte à exercer en tant que médecin. Pour la désormais Dr Sawadogo, épouse Ouédraogo, les études ne s’arrêteront certainement pas à ce diplôme d’Etat de docteur en médecine, puisqu’elle compte approfondir ses connaissances dans le domaine de la santé publique et santé comportementale des adolescents.

Justine Bonkoungou

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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