Sommet de Pau: Alexandre Sankara conseille Roch de penser « souveraineté nationale »

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Ceci est une tribune du député Alexandre Sankara sur la convocation « non respectueuse » du président français, Emmanuel Macron aux 5 chefs-d’Etat du G5 à Pau en France le 16 décembre prochain.

« L ‘heure des clarifications » a t-elle afin sonnée ?

L’invitation – convocation du président Francais, Emmanuel MACRON, faite, au détour du sommet de L’O.T.A.N et en direct à la télévision, à cinq (5) de nos chefs d’état de se rendre à Pau, en terre française, le 16 décembre pour clarifier leurs positions sur la présence militaire de la France sur leurs territoires, suscite de vifs débats au sein de l’opinion nationale, débats qui ne doivent et ne devraient laisser personne indifférente.

Eh comme c’est l’heure de la clarification des positions, le représentant du peuple que je suis, à défaut d’interpeller le gouvernement sur la question, a non seulement le droit mais surtout l’obligation de se prononcer sur une question d’intérêt, non seulement pour le présent mais aussi et surtout pour le futur de notre nation.

D’abord dans la forme, j’ai trouvé cette manière pour un chef d’état « d’inviter » des collègues, peu diplomatique et surtout peu respectueuse, voir pas du tout respectueuse, non seulement à l’endroit des invités mais surtout à l’endroit des pays et des peuples qu’ils représentent.

Face à une telle désinvolture irrespectueuse, je suis nostalgique de la période ou pareille méprise volontaire allait recevoir la réponse méritée. Mais autres temps, autres moeurses.

Dans le fond, il est demandé à nos chefs d’état de venir à Pau le 16 décembre pour dire oui ou non s’ils veulent que la France continue de nous asssister militairement.

Comme souligné plus haut, la forme de l’invitation commandait que nos chefs d’état n’aillent pas à cette convocation. Mais si par-dessus tout, ils décident d’y aller et je suis presque sûre qu’ils y seront tous, alors l’occasion, à mon avis, est belle pour remettre à plat sinon en cause, non seulement les accords militaires, mais également et surtout toute notre coopération avec la france.

J’entends déjà les sons de sirènes de mes contempteurs qui crieront déjà aux conséquences de l’après d’une telle décision.
L’ après bien-sûr ne sera pas facile. Nos difficultés s’aggraveront bien entendu. Mais je ne connais pas de nations et de peuples qui ont disparu de la surface de la terre parce qu’ils n’ont pas benecifié ou qu’ils ont cessé de bénéficier de l’assistance ou du secours d’un autre pays. N’ayons donc peur d’affronter les difficultés car de ces difficultés renaitront une nation plus forte et plus conquérante. Les nations qui nous imposent ce type d’assistance aujourd’hui sont passées toutes, sans exception, par-là.

Pour terminer, j’avais conseiller au premier ministre lors de son discours de politique générale devant la représentation nationale, de « réfléchir comme Joseph Ki-ZERBO et d’agir comme Thomas SANKARA. Je voudrais réitérer ce conseil au President KABORE et lui dire d’avoir surtout en tête, lorsqu’il s’envolera pour Pau, l’article 32 de notre constitution qui dispose que « La souveraineté nationale
appartient au peuple ».

Député Alexandre Sankara

Minute.bf

Source : Minute.bf

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