Situation nationale : Le CISAG constate que le président Roch Kaboré n’est pas aidé par ses proches

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Situation nationale : Le CISAG constate que le président Roch Kaboré n’est pas aidé par ses proches

C’est en analyse de la situation nationale et de la gouvernance, que le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) a abouti à cette conclusion selon laquelle, le président Roch Kaboré n’est pas aidé dans ses efforts par ceux-là qui devaient lui être d’un appui. C’était au cours d’une conférence de presse animée le jeudi 9 mai 2019.

« Nous avons l’impression que le président du Faso n’est pas aidé par ceux qui devaient le faire ; au contraire, ils sont en train de l’enfoncer », ont confié les conférenciers, précisant que si chacun (ministre), à son poste de responsabilité, faisait bien son travail, il n’était pas question que des problèmes sectoriels se déportent devant le président du Faso, à la recherche de solution.

Les conférenciers pensent, en clair, que les collaborateurs du président doivent agir conséquemment dans la résolution des crises et revendications sociales. Issaka Ouédraogo, président du CISAG, et ses camarades parlaient ainsi de l’actualité sur le front social. Ils estiment que tous les travailleurs doivent être traités de façon équitable, sur un pied d’égalité.

Pour l’organisation de la société civile, les grèves et autres mouvements d’humeur constituent un coup dur pour le fonctionnement général de l’administration burkinabè. C’est pourquoi elle a invité chaque responsable à mettre la main à la pâte. « Tout n’est pas rose au Burkina. Mais tout pourrait l’être », croient les responsables du CISAG.

Dans le vif de cette actualité, avec la crise à La Poste Burkina Faso, Issaka Ouédraogo déplore surtout la manière de lutte des agents. Pour lui, si le fond peut donner raison aux agents, la manière de protester n’est pas du genre à donner une bonne image du pays à l’extérieur.

« Aller jusqu’à humilier un chef de famille de la sorte » est un comportement à bannir. « Le vent de l’insurrection populaire semble entraîner le pays dans une situation très inquiétante. Faire la grève est une bonne chose, mais elle doit respecter la dignité humaine. Les images qui ont circulé, et qui circulent toujours sur l’évènement malheureux survenu hier, mercredi 8 mai 2019 à La Poste Burkina Faso, n’honorent pas la terre des hommes intègres et il est plus que urgent que certains Burkinabè se ressaisissent, car aucun pays ne peut avancer avec des populations inciviques et intolérantes. (…).

Ce sont des actes qui font honte aux Burkinabè. Des images ont été vues partout et les Burkinabè doivent revenir à de meilleurs sentiments. Le directeur général, quoi qu’il ait fait, doit mériter le respect des travailleurs. Il y a un cadre institutionnel pour discuter des problèmes du service, que de s’adonner à des actes de ce genre qui humilient un premier responsable. De nos jours, le Burkinabè incarne la méchanceté, l’hypocrisie et l’incivisme. C’est alarmant et il faut la fermeté de la part du chef de l’État, car sa passivité pose beaucoup de problèmes aux Burkinabè », a exprimé Issaka Ouédraogo.

Sur le plan politique, et relativement au dialogue politique, les responsables de l’organisation estiment que l’opposition politique « a raison parce qu’on ne peut pas aller à un dialogue sans préalable ». De leur avis, ce cadre est d’autant important que la bonne tenue de la présidentielle de 2020 constitue un défi majeur pour la jeune démocratie burkinabè et interpelle tous les acteurs. D’où la nécessité de se donner les chances de son succès.


Au niveau sécuritaire, le CISAG salue la bravoure des Forces de défense et de sécurité sur le terrain. « Les chefs de l’armée ne sont pas dans des bureaux à Ouagadougou, ils sont sur le terrain et cela est à saluer », a soutenu M. Ouédraogo.

D’autres sujets d’actualité ont également fait l’objet d’analyse des responsables du CISAG. Il s’agit notamment de la visite du Premier ministre sur des chantiers (acte qu’ils ont loué) et de ces appels d’organisations de la société civile au président du Faso à « présenter des excuses » à Yacouba Isaac Zida pour « l’avoir accusé de mauvaise gestion ».

Sur ce dernier point, les conférenciers pensent que le rapport de la Cour des comptes (qui conclut que la gestion financière de la Transition a obéit aux règles) a été établi sur la base de documents remis à l’institution de contrôle par la Transition elle-même. Si fait que, de leur avis, la Cour des comptes n’a statué que certainement en fonction des éléments à sa disposition.

Pour étayer leurs propos sur la gestion irréprochable de la transition, les animateurs de la conférence en veulent entre autres pour preuves, l’affaire « parcelles de la transition à Ouaga 2000 », la délivrance (en douze mois qu’a duré la transition) de cinq permis d’exploitation minière.

Le CISAG a, en outre, tenu à transmettre un message au président du Faso par rapport à l’attitude de certains responsables d’organisations de la société civile. « Il y a des responsables de la société civile qui étaient les bras armés de la Transition, qui injuriaient, dans un passé récent, le pouvoir du président Kaboré, le traitant même d’incapacité à gouverner le pays. Nous ne pouvons pas comprendre que ces mêmes individus arpentent les couloirs de la présidence pour rencontrer le chef de l’État », a confié Issaka Ouédraogo, suggérant au président du Faso d’inscrire de telles rencontres dans les canaux officiels, s’il devait accorder des rencontres aux personnes visées.

OHL

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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