Simon Compaoré : « Nous tenons bon »

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Les vacances sont terminées au Mouvement du peuple pour le Progrès (MPP). Les militants et sympathisants du parti au pouvoir sont de nouveau sur le chemin de l’école politique. La rentrée 2018 du MPP a été lancée ce vendredi 14 septembre 2018 au siège du parti à Ouagadougou.

La conférence de presse animée par les responsables du MPP, ce 14 septembre 2018, rentre dans le cadre du lancement de leur rentrée politique 2018. Plusieurs activités sont prévues du 14 au 27 septembre 2018 dont une assemblée générale le samedi 22 septembre 2018 à la Maison du Peuple de Ouagadougou à laquelle prendra part le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.

« Surmonter le défi sécuritaire et réussir la mise en œuvre du PNDES dans l’unité et la discipline ». C’est le thème de cette  rentrée politique. Thème qui amènera les responsables du MPP à aborder des questions notamment sécuritaires. Ils se rappellent encore qu’au lendemain de leur victoire en 2015, le Burkina Faso et son tout nouveau Président, Roch Marc Christian Kaboré, ont été accueillis par des attaques terroristes « des plus sauvages ».

Plus de 400 présumés terroristes aux arrêts…

« Depuis lors, les forces du mal de l’extérieur comme de l’intérieur ne se sont plus accordées le moindre repos. Elles ont semé deuil et désolation sur l’ensemble du pays faisant une centaine de victimes. Vous convenez avec moi qu’il s’agit là d’un décompte macabre qui a entaché la première moitié du mandat du Président du Faso », note le Président par intérim du MPP, Simon Compaoré, qui bat en brèche les arguments de doute « farfelus » sur la capacité du parti et de ses alliés à gouverner le pays.

Simon Compaoré : « Nous tenons bon »

Le 2e Vice-Président du MPP, Clément Sawadogo, prête concours aux dires du ministre d’Etat pour faire comprendre que des mesures fortes ont été prises dans le but de « dépolitiser » et professionnaliser davantage l’armée burkinabè afin de venir à bout du terrorisme.

« Plus de 400 présumés terroristes sont dans les geôles. Près d’une centaine de suspects dont 50 suspects sérieux ont été récemment mis aux arrêts et sont entre les mains de la justice. On pouvait les exécuter et puis continuer, mais, non. Il faut laisser la justice faire son travail », arbore Clément Sawadogo, par ailleurs, ministre de la sécurité.

Et à Simon Compaoré d’attester : « Aujourd’hui, il y a des gens qui insultent les autorités sur les réseaux sociaux, même dans les cabarets et puis rentrer dormir tranquillement. Avant, si tu le faisais, tu risquais de disparaître ».

« Nous avons tenu bon, nous tenons bon et nous tiendrons bon »

La thèse de déstabilisation, selon eux, ne fait l’ombre d’aucun doute. Des raisons, le ministre de la sécurité n’en manque pas : dissimulation des identités de ceux qui attaquent, volonté d’assaillir le territoire burkinabè, présence suspecte de certains combattants dont beaucoup étaient de l’ex-RSP, gestes d’encouragement de certaines OSC, déclarations de certains leaders politiques notamment de l’ex-régime, récurrence des complots attentatoires.

« Par rapport à l’arrestation de dame Safiatou Lopès, vous croyez que quoi ? Ces gens-là ont été pris les mains dans le sac. Nous laissons la justice faire son travail », foi de Clément Sawadogo. A ce propos, Simon Compaoré rassure que les manigances de ceux qui fondent leur espoir sur leur capacité de déstabilisation et de conspiration ne prospéreront pas au Burkina. A cet aspect sécuritaire, le ministre d’Etat ajoute un autre fait qu’il déplore, notamment les grèves et sit-in tous azimuts dont la plupart sont infondés et à caractère idéologique et partisan.

« Nous avons tenu bon, nous tenons bon et nous tiendrons bon. Malgré ce contexte difficile, le MPP et ses alliés ont obtenu des résultats dont l’éclat a aveuglé le Chef de file de l’Opposition. Notre souhait est que Dieu lui redonne la vue et qu’il voit ce que nous avons réalisé en toute modestie et en toute humilité », déclare-t-il avant de revenir sur les résultats atteints dans le cadre du PNDES. Concernant la marche de l’Opposition politique du 29 septembre 2018, « ça ne nous regarde pas », dira Simon Compaoré.

Noufou KINDO

Burkina 24

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