Région de l’Est : Un atelier technique pour planifier les activités du projet de prévention et gestion des conflits

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Dans un contexte d’extrémisme violent où la cohésion sociale et le vivre-ensemble sont mis à rude épreuve, le gouvernement burkinabè et le système des Nations-unies lancent un projet de prévention et gestion des conflits dans la région de l’Est. Les 8 et 9 avril 2021, se tient un atelier technique de planification des activités dudit projet élaboré par le PNUD, la FAO et INTERPEACE avec les acteurs de la société civile, les services techniques et les autorités des différents niveaux à Fada N’Gourma.

C’est un projet qui vise à réduire les risques de conflits et à renforcer un processus de cohésion sociale inclusif des groupes les plus à risque dans la région de l’Est, particulièrement autour du foncier et des ressources naturelles, et de rendre les communautés plus résilientes face aux défis que pose la question des terres et des ressources naturelles.

Pour le gouverneur de la région de l’Est, Saïdou Sanou, la région subit une crise humanitaire sans précédent que le gouvernement cherche à réduire au maximum. « Les communautés à la base doivent jouer un rôle essentiel dans la vie socio-économique de la région. Les compétences et expériences endogènes doivent être mises en avant dans nos approches de développement de ces communautés », dit-il. Le gouverneur souhaite de ce fait que les échanges soient d’une excellente qualité assortie d’un plan de travail dont les activités seront en phase avec les priorités au niveau de la région et renforceront la cohésion sociale.

Le gouverneur de la région de l’Est, Saïdou Sanou

Selon le conseiller résilience au PNUD Burkina Faso, Martin Mbanda, le but est de connaitre la problématique des conflits autour de l’accès aux ressources naturelles, qui peuvent dégénérer en conflits intercommunautaires, afin de parvenir à une gestion de manière pacifique tout en conciliant la loi foncière avec les pratiques traditionnelles. « On aimerait avoir de bonnes pratiques endogènes qui pourront être répliquées dans d’autres pays », a-t-il souhaité.

Le conseiller résilience au PNUD Burkina Faso, Martin Mbanda

Pour une durée de deux ans, le projet coûtera environ 2,5 millions de dollars.

G. ABOUBACAR

Lefaso.net / Fada N’Gourma

Source : lefaso.net

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