Recrutement frauduleux à la CNSS : Trois ans de prison ferme requis contre les accusés

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Recrutement frauduleux à la CNSS : Trois ans de prison ferme requis contre les accusés

Le procès du recrutement frauduleux au concours de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) session 2018 tire à sa fin. Ce mardi 21 juillet 2020, l’audience a été marquée par les plaidoiries de la partie civile représentée par le Réseau national de lutte anti corruption (REN-LAC) et les réquisitions du parquet.

Pour le REN-LAC, ce procès est emblématique, car « il permet de rendre justice aux plus faibles ».

Se basant sur les éléments de preuves présentés et débattus au cours du procès, le REN-LAC estime qu’il y a eu fraude, népotisme, conflit d’intérêt et favoritisme au cours du recrutement à la CNSS session 2018.

Estimant que le préjudice subi n’est pas quantifiable, le REN-LAC réclame la somme symbolique de 1 francs CFA. Il reclame également la somme de 3.000.000 de francs CFA pour les frais engagés dans la procédure.

Pour le procureur, « la fraude a été constatée également par les avocats de la défense ».

« Ce procès a pris assez de temps et c’est un cas d’école », a-t-il déclaré. Pour ses réquisitions, il a demandé au tribunal de décerner un mandat de dépôt à l’encontre des sept accusés.

Quant aux répressions, le procureur a demandé trois ans de prison ferme et une interdiction d’exercer dans l’administration publique pendant cinq ans à l’encontre de Norbert Zaïda (l’ex-DRH) et Daniel Sawadogo (chef de personnel). Ils sont poursuivis pour fraude, favoritisme, conflit d’intérêt et népotisme.

Pour les prévenus poursuivis pour fraude et favoritisme, le parquet requiert un an de prison ferme et un million de francs CFA d’amende. Il s’agit de : Liliane Saré, Gildas Ouédraogo, Martine Ilboudo, Alixe Kaboré et Natacha Ouédraogo.

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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