Recrutement «douteux» à la CNSS: Le RENLAC saisi

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La coordination des comités CGT-B de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a animé une conférence de presse, le jeudi 12 juillet 2018 à Ouagadougou. Elle a annoncé les actions qu’elle a entreprises contre l’institution de prévoyance sociale dans son processus «douteux» de recrutement de personnel.

Après avoir dénoncé une procédure «louche» de recrutement d’agents au profit de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la coordination des comités CGT-B de ladite structure a convié la presse le jeudi 12 juillet 2018 à Ouagadougou pour lui annoncer les actions qu’elle a entreprises contre ledit processus. En effet, selon le secrétaire général adjoint de la coordination, Ephrem Justin Kiénou, la coordination a saisi les autorités compétentes afin que la lumière soit faite sur cette affaire. «Nous avons pris nos responsabilités et saisi le secrétaire exécutif du réseau national de lutte anti-corruption, le président du conseil d’administration de la CNSS et le contrôleur général d’Etat afin que toutes les conséquences du droit soient tirées», a-t-il déclaré. Et de signaler que d’autres actions dans le même but sont en cours. Ce,  parce qu’à ce jour, la direction générale de la caisse a fait fi de la requête de mener une enquête sur le processus et a plutôt fait prendre service aux nouvelles recrues. Et le secrétaire général de la coordination, Seydou Koné, d’appuyer que leur organisation est allée «au-delà de la dénonciation pour que l’ensemble des filles et fils du Burkina Faso ait l’égalité de chance dans la quête de l’emploi». Quatre parmi les admis au recrutement qui fait des gorges chaudes, seraient des épouses d’agents de la caisse, dont celle du Directeur des ressources humaines (DRH) de la CNSS. Ce,  en plus de sa nièce et son neveu. Selon M. Kiénou, en remontant au processus de recrutement, deux des quatre femmes se sont inscrites avec les patronymes de leurs époux et les deux autres, dont la femme du DRH, avec leurs noms de jeunes filles. A la proclamation des résultats, le 20 juin dernier, l’une de ces deux candidates a été déclarée admise avec le patronyme de son mari tandis que l’épouse du DRH a été déclarée admise avec son nom de jeune fille. «C’est sur cette base que nous portons nos accusations et non celle des patronymes qui,  de toute évidence,  ne nous permettrait pas de découvrir le cas de l’épouse du DRH», a-t-il souligné. Pourquoi décrier le processus maintenant tandis que vous y avez pris part ? Que répondez-vous à vos collègues qui ont pris vos propos à contrepied? «Nous n’avons pas pris part au processus à tous les niveaux. Nous avons délibérément arrêté de participer à partir de la délibération, l’étape à laquelle nous avons soupçonné des malversations», a rétorqué M. Koné. Puis de poursuivre : «nous avons été surpris par la sortie de nos camarades qui répondaient à la place de la direction générale. Mais nous ne nous trompons pas d’interlocuteur, nos requêtes sont adressées au DG. Et s’il ne diligente pas une enquête sur le processus,  cela dénoterait de sa complicité objective au recrutement douteux».

Kadi RABO

sidwaya.bf