Putch manqué au Gabon: voici la surprenante réaction de la France

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Des militaires ont lancé un appel au soulèvement à la radio gabonaise, ce lundi. Le gouvernement a vite repris la situation en main, après quelques heures de confusion.

Une tentative de coup d’État a été menée par une poignée de soldats, lundi au Gabon. Elle a été rapidement mise en échec.

Pour la première fois dans l’histoire du Gabon, un groupe de militaires est apparu lundi à l’aube à la radio-télévision nationale, à Libreville, appelant à un soulèvement et annonçant la prochaine formation d’un « Conseil national de restauration » de la démocratie.

Ils profitaient de l’absence du président, Ali Bongo, malade, en convalescence au Maroc.

La confusion a régné quelques heures, mais le gouvernement a assuré en milieu de matinée avoir repris la main.

Le porte-parole du gouvernement, Guy-Bertrand Mapangou, a fait savoir que les mutins avaient été arrêtés par les unités du GIGN gabonais, selon RFI.

Les forces de sécurité ont été déployées dans la capitale et elles le resteront pour les prochains jours afin de maintenir l’ordre. Si les frontières restaient ouvertes, internet était coupé dans Libreville.

Paris demande la « strict respect » de la Constitution
L’Union africaine (UA) a « fermement » condamné la tentative de coup et réaffirmé « le rejet total par l’UA de tout changement inconstitutionnel de pouvoir ».

Même son de cloche du côté de Paris qui a appelé au « strict respect » de la Constitution dans cette ancienne colonie française et pays producteur de pétrole. Paris et le régime d’Ali Bongo entretiennent des rapports particulièrement étroits.

Le 24 octobre, alors qu’il se trouvait en Arabie saoudite, le président Bongo, victime d’un AVC, a été hospitalisé à Ryad où il a été soigné pendant plus d’un mois avant d’être transféré à Rabat, où il se trouve toujours en convalescence.

Depuis deux mois, la communication officielle a été rare et partielle quant à la santé du chef de l’Etat, alimentant les rumeurs les plus folles sur les réseaux sociaux.

Le 31 décembre, le président Bongo a pris la parole pour la première fois depuis son hospitalisation. Une prise de parole peu fluide.

La vacance du pouvoir n’a pas été déclarée au Gabon, mais la Cour constitutionnelle a transféré en partie des pouvoirs du président au Premier ministre et au vice-président

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