Protection de l’enfant : La police et la gendarmerie s’allient au Bureau international des droits des enfants

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Protection de l’enfant : La police et la gendarmerie s’allient au Bureau international des droits des enfants

Poignées de mains entre le directeur général du Bureau international des droits de l’enfant (IBCR) au Burkina Faso, Guillaume Landry ; le directeur général des écoles de police, Alain Joachim Bonzi ; et le commandant des écoles et centres de perfectionnement de la gendarmerie nationale, le colonel Koagdia Diabri. Les enfants sont à l’honneur.

On peut espérer que « les policiers et les gendarmes qui sortiront des écoles de formation pourront impacter qualitativement la protection de l’enfant et la chaîne de protection de l’enfant au Burkina Faso », a indiqué le chef de projet du IBCR au Burkina Faso, Martin Causin.

Protection de l’enfant : La police et la gendarmerie s’allient au Bureau international des droits des enfantsEn effet, à compter de la rentrée académique 2018-2019, les quatre écoles de formation des forces de défense et de sécurité, dont deux de la police et deux de la gendarmerie, s’engagent à intégrer, de façon permanente, deux trousses de formation d’un volume horaire de 30 heures chacune, sur les droits de l’enfant, au profit des élèves. En retour, souligne Martin Causin, l’IBCR s’engage à apporter aux écoles de police et de gendarmerie, son expertise technique et les moyens nécessaires au développement des trousses de formation.

Protection de l’enfant : La police et la gendarmerie s’allient au Bureau international des droits des enfantsAinsi, la formation des formateurs identifiés par les écoles concernées et l’enseignement des premiers cours seront assurés par l’IBCR. Aussi, les écoles seront outillées en matériel informatique et audiovisuel pour la diffusion des outils audiovisuels qui accompagnent les trousses. « Ces modules vont renforcer les capacités des agents de police sur les outils nécessaires à la protection de l’enfant. Ce qui leur permettra de prendre en compte dans leurs activités futures, les droits des enfants » a noté le directeur général des écoles de police, Alain Joachim Bonzi.

Pour une Burkina plus respectueux des droits de l’enfant

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Martin Causin, chef de projet du Bureau international des droits de l’enfant au Burkina Faso

La collaboration entre l’IBCR et les écoles de police et de gendarmerie s’inscrit dans le cadre d’un projet. Financé par Affaires mondiales Canada (AMC), ce projet vise à renforcer les capacités des acteurs de la protection des droits de l’enfant que sont les forces de défense et de sécurité, le personnel de la justice et du travail social, en contact avec le système judiciaire.
Déjà, dans le cadre dudit projet, deux nouveaux cours sur les droits de l’enfant ont été intégrés aux programmes de formation de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) et de l’Institut national de formation en travail social (INFTS). En plus, il est à relever l’intégration en cours d’un guide de pratiques à l’attention du personnel de justice, pour un accompagnement adapté à l’enfant en contact avec la justice.

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Danielle Valiquette, Directrice des programmes et du développement Afrique Subsaharienne

C’est dans cette dynamique qu’un atelier international sur les compétences clefs du personnel de la justice en matière de droits humains a été organisé du 11 au 14 septembre 2018, à Ouagadougou. Près d’une vingtaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Sud ont pris part à cette rencontre, qui vise à adapter les pratiques des magistrats aux besoins et droits des enfants en contact avec la loi, au Burkina Faso comme ailleurs.
« Nous avons réuni une vingtaine de pays pour définir les compétences et les attributs que les juges, les magistrats et les procureurs doivent avoir pour s’assurer qu’ils ont la meilleure façon d’interagir quand ils ont des cas d’enfants qui sont en conflit avec la loi », a signifié la directrice des programmes et du développement Afrique Subsaharienne de l’IBCR, Danielle Valiquette, soulignant que les pratiques du système judiciaire ne sont pas totalement adaptées aux enfants dans de nombreux pays.

Toutefois, elle souligne que le Burkina s’est illustré en matière d’adoption de bonnes pratiques pour la protection des droits de l’enfant dans l’espace CEDEAO . D’où le choix du pays des Hommes intègres pour abriter cet atelier international et partager son expérience en la matière.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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