Projets et programmes communautaires : Le Burkina Faso dans le viseur des experts nationaux et de l’UEMOA

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Le mercredi 18 novembre 2020, s’est ouverte à Ouagadougou, la sixième édition de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA au Burkina Faso. Pendant trois jours, du 18 au 20 novembre 2020, les acteurs de l’administration burkinabè et des experts de l’Union vont passer au peigne fin la mise en œuvre au Burkina des textes communautaires et les projets et programmes de l’Union.

C’est dans un contexte de pandémie de Covid-19, de situation sécuritaire difficile et de grogne sociale que le Burkina Faso a mis en œuvre ses projets et programmes de développement d’ordre national et sous régional. Comme cela est de coutume chaque année, l’UEMOA a réuni pour la sixième fois ses membres et points focaux dans les départements ministériels au Burkina, le mercredi 18 novembre 2020 à Ouagadougou.

Présidé par Célestin Santeré Sanon, directeur général du trésor et de la comptabilité publique du Burkina, représentant le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, ce sixième rendez-vous annuel vise à faire l’état des lieux de la mise en œuvre au Burkina Faso des textes règlementaires et projets communautaires, en cours dans l’UEMOA. Il sera également question de la mise en œuvre des recommandations de la revue annuelle de 2019.

Célestin Santeré Sanon, DG du trésor et de la comptabilité

Selon Célestin Sanon, il s’agit d’examiner la situation des projets et programmes de l’UEMOA, en cours d’exécution au Burkina Faso, ainsi que les reformes communautaires regroupées en trois grandes catégories que sont : la gouvernance économique et la convergence, le marché commun et les réformes touchant aux politiques sectorielles. Il rappelle que les travaux de la revue réalisée en 2019 ont fait ressortir une variation négative en matière de transposition et d’application des réformes communautaires.


En effet, explique-t-il, le taux global moyen de mise en œuvre des réformes au Burkina Faso était passé de 84,41% en 2018 à 84,00% en 2019, soit une légère baisse de 0,41 point de pourcentage. « Au titre de cette année, j’ose espérer une amélioration de ce taux malgré les contraintes liées au Covid-19 qui n’ont pas permis la réalisation de certaines activités entrant dans le cadre de la mise en œuvre des reformes communautaires » espère-t-il.


Selon le conseiller spécial du président de la commission de l’UEMOA, Koffi N’Goyet, le Burkina Faso a toujours été un bon élève en matière d’intégration. Le pays a toujours été au-dessus de la moyenne communautaire et malgré la situation difficile liée à l’insécurité et à la pandémie du Covid-19, les efforts sont maintenus, rassure-t-il. Pour lui, les difficultés à la mise en œuvre des réformes sont d’abord des difficultés financières mais c’est la volonté politique qui est l’aspect le plus important.


Les travaux de cette session, rappelle Célestin Santeré Sanon, seront sanctionnés par un mémorandum qui sera soumis à l’examen des ministres à l’occasion de leur rencontre pour le volet politique de cette revue annuelle. « Les conclusions de ce mémorandum seront par la suite portées à l’attention de monsieur le Premier ministre avant d’être soumises aux Chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA » conclut-il.

Etienne Lankoandé

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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