Personnes déplacées internes : WILPF Group fait le plaidoyer pour la résilience des populations frontalières

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Il se tient à Ouagadougou, du 6 au 7 avril 2021, l’atelier de lancement de la campagne de plaidoyer pour le renforcement de la résilience des populations frontalières. Initiée par le Conseil danois pour les réfugiés (DRC), en partenariat avec l’organisation de la société civile dénommée « Women’s international League for Peace and freedom (WILPF) » ou Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Porter la voix des communautés frontalières », permettra aux participants de mener des réflexions pour la résilience des communautés dans les régions du Nord et du Sahel du Burkina Faso.

Depuis 2015, le Burkina Faso connaît des attaques de groupes extrémistes qui ont engendré le déplacement interne de plus d’un million de personnes. Cette crise sécuritaire entraîne la complexification de la criminalité transfrontalière, des conflits locaux intra et intercommunautaires et le retrait des structures étatiques de base des zones frontalières.

Les participants à l’atelier.

Afin de contribuer à la réduction de la violence armée, améliorer la sécurité des communautés et renforcer la gestion de la sécurité des frontières, l’initiative « Porter la voix des communautés frontalières » auprès des institutions locales, régionales, nationales diplomatiques, a été lancée par WILPF Group Burkina Faso.

Une réflexion de 48 heures pour lancer le plaidoyer sur la résilience des populations frontalières.

Un plaidoyer pour restaurer la dignité humaine

Ainsi, pour la présidente de l’organisation WILPF, Régina Ouattara, le présent atelier permettra de tracer les sillons de la réflexion sur les conditions de vie des communautés frontalières dans un contexte particulièrement marqué par la violence armée qui remet en cause la dignité humaine. Elle a formulé le vœu que la rencontre de Ouagadougou marque le top de départ d’un changement significatif pour les populations.


La présidente de la WILPF, Régina Ouattara, durant son allocution.

Pour le directeur de cabinet du ministre d’Etat en charge de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Ludovic Thiombiano, représentant le ministre, la crise sécuritaire qui secoue la bande sahélo-saharienne a conduit à une violence armée multiforme qui s’est accrue dans la région du Liptako-Gourma et fragilisé la vie des communautés. Au Burkina Faso, cette situation a eu des conséquences désastreuses sur la cohésion sociale, l’économie, le système éducatif et humanitaire. Le directeur de cabinet a ajouté que les résultats du projet sont attendus dans l’optique de la recherche de l’équilibre au Burkina Faso.

J.E.Z

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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