Mali : Les raisons de la colère contre le pouvoir du président IBK

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Mali : Les raisons de la colère contre le pouvoir du président IBK

Depuis le vendredi 5 juin dernier, la rue gronde à Bamako. Un mouvement, conduit par le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahamoud Dicko (CMAS) et le Mouvement Espoir Mali Koura (EMK), exige « la démission du président Ibrahim Boubacar Keita et de son régime ».

« IBK, démission ! », « IBK, dégage ! », « IBK, on en a marre ! ». Ce sont là quelques messages scandés à la Place de l’indépendance, à Bamako. Mais pourquoi les Maliens en veulent-ils autant à leur président ?

Il faut dire que le pouvoir malien a donné la verge avec laquelle on le bat. Le premier quinquennat d’IBK fut loin d’être une réussite. Plombé par la question sécuritaire et les scandales de passe-droits, l’homme avait besoin d’un second mandat pour se prouver qu’il pouvait faire mieux. Mais deux ans après le début de ce second bail, les mêmes tares persistent.

En effet, le pays traverse une grave crise. L’insécurité n’est plus désormais la seule affaire du septentrion, elle est devenue préoccupante du Nord au Sud. Tous les indicateurs économiques sont au rouge. Le malaise social est général, entraînant une vive tension aggravée par la flambée des prix des denrées de première nécessité.

La présidence d’Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) est l’un des plus meurtriers de l’histoire du Mali. La situation sécuritaire dans le Nord et le Centre reste préoccupante. L’insécurité s’est accrue dans une grande partie du pays, et n’a pas reculé d’un iota. Des régions entières du Nord sont sous le contrôle ou la menace constante des groupes armés terroristes et djihadistes.

De 2013 à nos jours, le président IBK et son gouvernement ont essuyé de sévères critiques relatives à la mauvaise gestion des ressources publiques. L’opposition politique, des associations et même le Fonds monétaire international (FMI) ont mis le doigt sur plusieurs scandales de surfacturation et de corruption.

Cette pratique généralisée par le pouvoir IBK a freiné le développement global du Mali.

O.I.

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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