Lutte contre l’extrémisme violent : Le ministère de la Culture présente les résultats du colloque national de Dori à Bobo-Dioulasso

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Lutte contre l’extrémisme violent : Le ministère de la Culture présente les résultats du colloque national de Dori à Bobo-Dioulasso

Le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, en partenariat avec le PNUD, a organisé, le samedi 8 août 2020 à Bobo-Dioulasso, une conférence de diffusion des résultats du colloque national de 2018 à Dori sur le rôle de la culture dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent. Le ministre s’est dit satisfait des échanges qui sont encourageants pour la suite de l’évaluation des travaux.

Dans le cadre de la prévention et de la lutte contre l’extrémisme violent, le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, en partenariat avec le PNUD, a organisé, les 5 et 6 novembre 2018 à Dori, un colloque national pour élaborer une feuille de route sur la contribution de la culture à partir de nos valeurs de référence. Le samedi 8 août 2020 à Bobo-Dioulasso, une conférence de diffusion des résultats dudit colloque a été organisée. Pour la présentation des résultats, trois communications ont été données par le Dr Dramane Konaté, le Dr Bruno Doti et le ministre de la Culture, Abdoul Karim Sango.

Remise symbolique du document du colloque national

La présentation du Dr Dramane Konaté, conseiller technique, sémiologue, écrivain, dramaturge, spécialiste en littérature, culture et civilisations, a porté sur l’esprit et la lettre du colloque de Dori. Selon lui, le colloque portait sur l’affirmation du multiculturalisme, la promotion de la diversité culturelle, la préservation de l’héritage commun, la prévention et lutte contre l’extrémisme violent. Les axes stratégiques de la feuille portent entre autres sur la promotion de l’idéal de citoyen Burkinabè, la promotion de la cohésion sociale, le respect de la vie, de la dignité, de la différence mais également le dialogue.

Dr Dramane Konaté, l’un des communicateurs du jour.

A l’issue des échanges, le ministre s’est dit satisfait de cette idée qui a consisté à réfléchir sur l’apport de la culture pour faire face aux défis de l’extrémisme violent. Les échanges avec les populations dans les différentes régions du Burkina ont été productifs. « Nous en sortons nous-mêmes confortés davantage parce que le président du Faso lui-même a fini par appeler à la réécriture de l’histoire de notre pays. En revisitant notre histoire, ce sera aussi l’occasion de mettre plus en avant des éléments de notre patrimoine culturel, de notre patrimoine historique et ce sont ces éléments que nous allons diffuser, enseigner à nos enfants qui vont grandir avec cela parce que si vous ne vous connaissez pas, vous ne vous acceptez pas, vous ne pouvez pas accepter les autres. Ce dont il s’agit aujourd’hui pour les Burkinabè, en restant ouvert aux autres, c’est de nous réapproprier ce que nous sommes véritablement. Ce qui fait notre spécifité parce que c’est comme ça que nous aussi nous allons apporter notre contribution à la civilisation de l’universel », a déclaré Abdoul Karim Sango.

Abdoul Karim Sango, ministre de la Culture.

Au cours de la cérémonie, il a été offert aux autorités et personnalités présentes un exemplaire du rapport du colloque national de Dori.

Haoua Touré

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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