Littérature française : Jean d’Ormesson n’est plus

26

Littérature française : Jean d’Ormesson n’est plus

Membre de l’Académie française, écrivain prolifique, chroniqueur espiègle et controversé, éditorialiste souvent pertinent et parfois détesté, les mots semblent parfois manquer pour caractériser Jean d’Ormesson. Omniprésent jusqu’au bout dans les médias, l’écrivain est décédé d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly (Hauts-de-Seine).

Comme testament, il a laissé plusieurs livres, écrits après avoir été déjà hospitalisé pendant huit mois pour un cancer de la vessie. En 2013, il avait publié Un jour, je m’en irai sans en avoir tout dit, où il disait sa foi dans la littérature, suivi un an plus tard de Comme un chant d’espérance. Avec Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, en 2016, il obtiendra le prix Jean-Jacques-Rousseau de l’autobiographie.

Auteur de plus d’une quarantaine de livres, il avait reçu la récompense suprême pour un écrivain français, le 17 avril 2015, d’être édité dans la célébrissime collection de La Pléiade après avoir reçu un seul grand prix littéraire de toute sa vie, le Grand prix du roman de l’Académie française en 1971 pour La Gloire de l’Empire. Pratiquement au même moment, il avait entrepris les démarches pour être élu à l’Académie française où il est entré le 18 octobre 1973. Promu Grand-croix de l’ordre national de la Légion d’honneur par le président François Hollande en 2014, il était aussi commandeur de l’ordre national de la Croix du Sud du Brésil, un pays où il avait passé une partie de son enfance.

Né le 16 juin 1925 à Paris sous le nom de Jean Bruno Wladimir François de Paule Lefèvre d’Ormesson, son arbre généalogique se lit comme un roman d’aventures. Fils cadet d’un ambassadeur de France qui était ami avec Léon Blum (président du Conseil des ministres du Front populaire en 1936), côté maternel il est l’héritier d’une ligne de marquis ainsi que d’une tradition monarchiste et ultra-catholique de l’Action française.

Ce qui restera de sa carrière littéraire seront probablement ces trois romans et un essai, dont Au Revoir et merci, La Gloire de l’Empire et L’Histoire du juif errant qui sont entrés le 17 avril 2015 dans La Pléiade, le panthéon littéraire qui promet aux écrivains une vie éternelle.

Tambi Serge Pacôme Zongo (Stagiaire)
Lefaso.net
Source : www.rfi.fr, Wikipédia-France
Crédit photo : www. Google.com /parismatch.com

Lefaso.net