Littérature : Daniel Lankoandé expose les réalités de l’Université de Ouagadougou

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Daniel Lankoandé a dédicacé son roman « Sur la colline de l’illusion » ce samedi 27 février 2021 à Ouagadougou. Cet ouvrage est son tout premier roman mais sa deuxième œuvre éditée. Dans cette œuvre, il interpelle le gouvernement à prendre conscience des « conditions lamentables » dans lesquelles se trouvent les étudiants de l’université publique à Ouagadougou et encourage par ailleurs  les  élèves et étudiants à se lancer dans l’entreprenariat.

A travers son œuvre « Sur la colline de l’illusion », l’auteur a relaté le calvaire que ses promotionnaires et lui-même ont vécu à l’Université de Ouagadougou. « Non seulement il fallait se lever à 4h du matin pour avoir la place, souvent même à 4h vous partez trouver que la salle est déjà occupée. A 8h déjà il faut sortir s’aligner pour manger », confie Daniel Lankoandé, auteur du roman.

L’œuvre est à l’intention du gouvernement pour donner de meilleures conditions d’études aux étudiants.


Daniel Lankoandé, romancier

« J’ai écrit ça à l’adresse du gouvernement pour leur demander de s’intéresser à ce qui se passe là-bas (Université de Ouagadougou).  Si on parle actuellement de chômage, de tentative de suicide, c’est parce qu’il n y a pas vraiment de suivi sur ce qui se passe à l’universitéLe premier responsable de ce qui se passe dans nos universités c’est le gouvernement. Parce qu’un étudiant s’il est dans les conditions il ne va jamais refuser d’étudier. Mais lorsque l’étudiant arrive et que rien n’est clair, qu’est-ce que vous voulez ? », s’exclame l’auteur.

Mais il s’adresse aussi aux étudiants à travers le personnage principal de l’œuvre, nommé Wendkuni, nom qui signifie « Don de Dieu ». Wendkouni s’est entre temps réveillé d’une désillusion dans laquelle il était et a opté d’entreprendre par soi-même et il réussit.

« C’est pour dire qu’il est bien vrai de chercher le savoir mais le savoir ne mène pas forcement à la réussite. Wendkuni n’a même pas eu le DEUG2 mais il est devenu un grand entrepreneur », dit-il.

Le savoir seul ne suffit pas, le diplôme seul ne suffit pas. Ça doit être une plus-value pour permettre aux jeunes de réussir dans l’entreprenariat.

Ce roman selon son auteur, est une résultante de la crise de 2008 née des revendications de l’Association Nationale des Etudiants du Burkina (ANEB). « Nous avons demandé à ce qu’on revoit la manière de dispenser les cours et c’était le début du système LMD (Licence Master Doctorat) auquel on s’est opposé. Mais l’histoire nous donne raison, depuis lors, on fait 3 ans d’études pour valider une  année universitaire. Donc le problème, c’est le gouvernement », a expliqué l’auteur.

Daniel Lankoandé est philosophe de formation et conseiller d’éducation de métier. Le roman est disponible au prix de 3000 F CFA et en vente uniquement chez l’auteur et à la maison d’édition « Bitenbala ».

Deborah BENAO (stagiaire)

Burkina24

Source : Burkina24.com

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