Jean-Hubert Bazié : « Le dialogue politique doit être franc, sincère et dénué de tout calcul politicien »

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La traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de l’opposition politique s’est tenue ce mardi 2 avril 2019 au siège du Chef de File de l’Opposition politique (CFOP). Face aux Hommes de presse, Jean-Hubert Bazié et Adama Séré sont revenus sur la visite du chef du gouvernement au CFOP, les affrontements meurtriers à Zoaga et à Arbinda et sur la grève du syndicat des travailleurs de la santé.

« Les échanges entre le Premier ministre et l’opposition sont d’une importance capitale dans la situation difficile que traverse notre pays », a lancé le président de l’Espoir Jean-Hubert Bazié en prélude de la traditionnelle conférence de presse du CFOP. Sur cette question de la visite de Christophe Marie Joseph Dabiré qui annonçait les couleurs du dialogue politique que va entreprendre le président du Faso, Jean-Hubert Bazié salue son principe et son symbole. Tout en rappelant la disponibilité du CFOP pour un dialogue avec le gouvernement, ce leader politique membre du CFOP rappelle que « le dialogue politique doit être franc, sincère et dénué de tout calcul politicien ».

Sur la question des affrontements de Zoaga, le CFOP à travers le président de l’Espoir a apprécié « à sa juste valeur la réaction des forces de l’ordre face à cette tuerie ». Jean-Hubert Bazié a par ailleurs rappelé que cette réaction sonne cependant comme « un médecin après la mort ». Ces affrontements qui ont fait huit morts et environ 4 blessés viennent s’ajouter aux précédents affrontements qui avaient eu lieu le 25 janvier 2019. Dans la même logique, l’opposition par la voix de Jean-Hubert Bazié fait ressortir son incompréhension sur ces genres de situations dans une république. « Il est inadmissible que dans une république des citoyens massacrent d’autres citoyens sans que la justice ne lève le petit doigt », a-t-il dit en faisant allusion aux affrontements qui ont aussi lieu à Arbinda.

« En matière politique, les manipulations sont toujours possibles. On avait besoin de nous pour la pancarte, pour dire que le gouvernement et l’opposition sont entrain de discuter sur le code électoral. S’il n’y a pas de possibilité de consensus, nous avons dit de supprimer le nouveau code pour revenir à l’ancien code. Nous ne voulons pas que le nouveau Premier ministre serve d’alibi au pouvoir en place. Nous ne voulons pas de rencontre de manipulation »

Jean-Hubert Bazié

Le dernier sujet de ce point de presse était relatif à la grève du syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) programmée du 17 au 19 avril 2019. Jean-Hubert Bazié affirme que le CFOP appelle à des négociations « sans délai ». « Ces négociations sont nécessaires pour éviter que la tension entre les deux parties aboutissent à une dégradation malheureuse des conditions sanitaires des patients », a-t-il dit pour conclure.

Basile SAMA

Burkina 24

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