Internet haut débit : Un câble sous-marin de 37.000 km sera construit autour de l’Afrique

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Selon la coalition de structures en charge du projet, le câble « 2Africa apportera à de nombreuses régions d’Afrique la connectivité Internet et la fiabilité dont elles ont tant besoin ».

Un consortium d’entreprises technologiques et de télécommunications compte construire un câble sous-marin long de 37.000 km tout autour de l’Afrique afin d’améliorer l’accès à Internet dans le continent et le Moyen-Orient, ont annoncé le 14 mai 2020 les groupes en charge du projet baptisé « 2Africa ».

Facebook, Orange, China Mobile International, MTN GlobalConnect, Saudi Telecom Company, Telecom Egypt, Vodafone et WIOCC ont confié la construction du projet à Alcatel Submarine Networks (ASN).

Le câble, l’un des plus longs au monde, reliera l’Europe de l’Ouest au Moyen-Orient et à 16 pays d’Afrique, parcourant la Méditerranée, la mer Rouge, le golfe d’Aden, la côte africaine de l’océan Indien jusqu’au cap de Bonne-Espérance, pour remonter l’océan Atlantique jusqu’en Grande-Bretagne.

Une mise en service est prévue entre 2023 et 2024 pour fournir un accès supérieur à la capacité combinée totale de tous les câbles sous-marins desservant l’Afrique à l’heure actuelle, est-il précisé dans un communiqué conjoint.

Faciliter le déploiement de la 4G, de la 5G…

Le câble 2Africa entend apporter à de nombreuses régions d’Afrique la connectivité Internet et la fiabilité dont elles ont besoin, estiment les groupes. Il répondra à la demande de capacité toujours plus importante au Moyen-Orient et facilitera le déploiement de la 4G, de la 5G et de l’accès à large bande pour des centaines de millions de personnes.

Les parties prenantes au projet vantent également un projet durable dans la mesure où les centres de données et stations d’atterrage fourniront des capacités de manière équitable et juste, participant ainsi à un écosystème Internet sain.

Selon le communiqué officiel, le câble 2Africa intégrera la nouvelle technologie SDM1, conçue par ASN, déployant un maximum de 16 paires de fibres, là où les anciennes technologies ne pouvaient en avoir que 8.

Le câble intégrera également la technologie commutation optique pour permettre une gestion flexible de la bande passante. Il sera plus enfoui que pour d’anciens systèmes, et le tracé évitera les zones touchées par les perturbations sous-marines afin d’offrir le plus haut niveau de disponibilité possible.

Source : Burkina24.com

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