Initiative Choose Africa : Une convention de plus de 654 milliards de Fcfa au profit des PME-PMI burkinabè touchées par le Covid-19

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Dans le cadre de la mise en œuvre du volet « résilience » de l’initiative française Choose Africa, au Burkina Faso, une convention a été signée entre Société générale du Burkina Faso (SGBF), l’Agence française de développement (AFD) et sa filiale PROPARCO. Il s’agit d’un financement qui permettra d’accompagner les PME-PMI burkinabè impactées par la crise du Covid-19. Cette signature de convention s’est tenue ce lundi 26 avril 2021 à Ouagadougou en présence de l’ambassadeur de France au Burkina, Luc Hallade, et du ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré.

En réponse à la crise économique engendrée par la pandémie du covid-19 en Afrique, le Groupe AFD, avec le soutien de l’État français, a lancé en 2018 une initiative dénommée « Choose Africa », en faveur des PME/TPE et start-up africaines. Le lancement officiel du volet « résilience » de cette initiative pour le Burkina est intervenu ce 26 avril 2021 à Ouagadougou en présence des autorités diplomatiques et politiques ainsi que des acteurs économiques.

Ce volet « résilience » s’élève à un milliard d’euros, soit plus de 654 milliards de FCFA, portant à 3,5 milliards d’euros l’initiative Choose Africa. Prenant la parole avant la signature de cette convention, l’ambassadeur de France au Burkina, Luc Hallade, s’est réjoui de cette initiative qu’il juge très bien pour les entreprises ciblées. Pour lui, elle tombe à point et aidera les PME-TPE et start-up à faire face à la crise et à surmonter les difficultés actuelles et pouvoir à nouveau investir, tout en créant de l’emploi, de la richesse, parce qu’il y a beaucoup de jeunes qui ont besoin d’avoir accès au marché du travail. Les sommes mobilisées seront destinées à l’ensemble du tissu entrepreneurial avec une cible particulière, notamment les TPE- PME et à travers elles, les jeunes et les femmes. Sinon ce sera un drame que ces entreprises disparaissent à cause des difficultés conjoncturelles, explique le diplomate. « La SGBF est la première à signer ce soir, s’en suivra d’autres établissements bancaires. Et ces financements seront faits avec des taux préférentiels et la garantie est fournie par PROPARCO à hauteur de 80 % à l’ensemble du tissu entrepreneurial burkinabè pour que le maximum d’entrepreneurs puisse en bénéficier. »

Luc Hallade, ambassadeur de France au Burkina

Trio SGBF-AFD-PROPARCO

Le volet résilience de l’initiative Choose Africa est pour le moment mis en œuvre au Burkina Faso par Société Générale du Burkina Faso (SGBF) et l’Agence française de développement (AFD) à travers sa filiale PROPARCO, en attendant l’implication d’autres partenaires. C’est pourquoi, lorsque le directeur de l’AFD, Gilles Chausse, a pris la parole, il a souligné que le projet concrétisé ce jour est un accord de financement portant sur le soutien que la filiale PROPARCO va apporter à SGBF qui s’est déjà engagée pour les PME et TPE. Cette garantie pour eux, dit-il, est le fait de contribuer au développement par l’entremise du secteur privé qui est créateur d’emplois et intervient sur l’ensemble du territoire sous différentes formes d’activités à travers des services et des prestations proposés.

Gilles Chausse, directeur général de l’Agence française de développement

« Cette garantie de 1,5 M€ accordée aujourd’hui par PROPARCO, filiale de l’AFD, dédiée au financement du secteur privé permettra à Société Générale Burkina Faso, de proposer des prêts garantis à 80% par le groupe AFD à des petites et moyennes entreprises burkinabè fragilisées par la crise et nous espérons avoir l’assentiment et la volonté d’autres partenaires avec le même élan d’apporter des ressources à d’autres établissements bancaires. Le financement est à la disposition de SGBF et c’est elle qui va étudier les dossiers des PME affectées afin de pouvoir ainsi financer ponctuellement celles qui ont besoin d’être financées », a indiqué Gilles Chausse.

Harouna Kaboré, ministre en charge du Commerce

Le ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré, a pour sa part fait savoir que cette initiative va contribuer à intensifier la résilience du Burkina Faso après cette crise du covid-19. C’est la première de plusieurs initiatives qui vont se mettre en place et c’est très important, précise-t-il, parce que dans le cadre de la relance économique, le président du Faso avait lancé un appel aux partenaires techniques et financiers à s’engager sur cette voie. « Cela entre en droite ligne de ce que nous attendons et c’est un million d’euros avec une garantie de 80% de couverture assurée par les banques, ce sont des possibilités offertes aux PME-PMI de financer leurs activités et de continuer à être résilientes. C’est pourquoi, nous saluons cette initiative, parce que notre tissu économique est en grande partie soutenue autour de 80% par les PME-PMI et TPE », a fait savoir le ministre Kaboré.

Robert Diallo, directeur commercial de la SGBF

Une opportunité à saisir

Pour le directeur commercial chargé des entreprises de Société Générale Burkina Faso, Robert Diallo, le soutien aux PME/TPE avec PROPARCO au travers du volet résilience de l’initiative « Choose Africa » est une opportunité offerte aux entrepreneurs qui a été faite avec une garantie et ils les encouragent à la saisir. « La garantie va être spécifique à certaines entreprises qui ont été impactées par la crise. Pour nous lorsqu’on sait qu’il y a PROPARCO derrière, on est beaucoup plus à l’aise avec les entreprises, parce que dans notre métier, il faut savoir aussi faire l’analyse de risque en face des situations », a souligné Robert Diallo.

Fatoumata Sissoko-Sy, directrice régionale de PROPARCO pour l’Afrique de l’Ouest

La directrice régionale de PROPARCO pour l’Afrique de l’Ouest, Fatoumata Sissoko-Sy, s’exprimant à cette occasion, a, elle-aussi, montré sa satisfaction face à cette signature de convention et le dynamisme du partenariat avec SGBF. « Nous sommes heureux d’apporter une réponse rapide afin d’accompagner les entrepreneurs éprouvés par la crise sanitaire. L’objectif, c’est de démultiplier ces types d’initiatives, parce que, comme on l’a déjà dit, les PME représentent 80% du tissu économique burkinabè. Une signature c’est bien, mais il en faudra encore beaucoup plus, parce que le besoin est là et les entreprises sont durement éprouvées par la crise ».

Yvette Zongo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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