Gestion des terroirs : La Banque mondiale a remis du matériel à 50 communes rurales

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Gestion des terroirs : La Banque mondiale a remis du matériel à 50 communes rurales

Composés de 100 motocyclettes, 100 micro-ordinateurs, 50 imprimantes laser, 50 scanners, 100 disques durs externes, 250 GPS, 250 Android, 50 photocopieurs, 100 fauteuils de bureau, 100 bureaux directeurs semi-métalliques, 200 chaises visiteurs, 100 armoires hautes pour cadres, 2790 cantines ; ces kits sont le fruit du partenariat entre le gouvernement du Burkina Faso et le groupe de la Banque mondiale.

En effet, pour le représentant du groupe au Burkina Faso, Cheick Kanté, cette remise vient une fois de plus témoigner des engagements communs pour un développement inclusif. « La remise officielle des kits d’équipements des services fonciers ruraux aux présidents de conseils de collectivités financé par mon institution, témoigne une fois de plus de nos engagements communs pour un développement inclusif », a-t-il rappelé avant de préciser que tout cela concourt à mettre fin à l’extrême pauvreté pour une prospérité partagée (objectifs de la Banque mondiale).

Gestion des terroirs : La Banque mondiale a remis du matériel à 50 communes rurales
Le représentant de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheick Kanté.

D’un coût global estimé à plus de 400 millions de FCFA, ces kits, des mots du représentant de l’institution financière permettront aux services fonciers ruraux des 50 communes rurales bénéficiaires de mieux accomplir leurs missions dans leurs communes rurales respectives. Pour terminer, M. Kanté a invité l’ensemble des 50 bénéficiaires à une utilisation efficace des équipements mis à leur disposition. Il a par ailleurs réaffirmé la disponibilité de l’institution dont il est le représentant à accompagner le Burkina Faso dans la mise en œuvre de ses priorités de développement.

A cette occasion, le ministre de l’agriculture et des aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a non seulement rappelé les résultats issus des différents appuis de la Banque mondiale à l’Etat burkinabè à travers les deux premières phases du PNGT-2, mais aussi expliqué le but de cette troisième phase du programme. « La première phase du PNGT-2 a permis d’avoir une meilleure connaissance de la problématique de la gestion foncière en milieu rural et d’élaborer plusieurs outils de gestion foncière », a déclaré le ministre.

Gestion des terroirs : La Banque mondiale a remis du matériel à 50 communes rurales
Le ministre de l’agriculture et des aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo

S’exprimant alors sur la deuxième phase, il avance : « elle a contribué à mettre en place le cadre légal et institutionnel, ainsi que des conditions de mise en œuvre pour une gestion efficace du foncier rural au Burkina Faso ». Des objectifs de la troisième phase de ce programme, il lance : « elle a été conçue pour accompagner le gouvernement dans l’opérationnalisation des textes relatifs au foncier rural ». Cette dernière phase, selon le ministre Jacob Ouédraogo, a favorisé entre autres la mise en place de 50 Services fonciers ruraux (SFR) et 1 458 commissions foncières villageoises, etc.

« L’acquisition et la remise des kits d’équipements constituent une réponse aux défis à relever pour le bon fonctionnement des services fonciers ruraux dont la fonctionnalité est restée faible du fait de l’insuffisance d’équipements », a ajouté M. Jacob Ouédraogo. Sur cette note, il a souhaité que les équipements fournis permettent une plus grande opérationnalisation des services fonciers et qu’ils répondent de ce fait aux attentes des populations.

Gestion des terroirs : La Banque mondiale a remis du matériel à 50 communes ruralesLe représentant des 50 communes bénéficiaires, Ibrahim Koné, maire de la commune rurale de Bérégadougou, a remercié le donateur pour la dotation en équipements divers et promis de les utiliser à bon escient.

Sur le processus de sélection des bénéficiaires, Souleymane Nassa, coordonnateur national du PNGT2-3, soutient : « l’identification des 50 communes bénéficiaires s’est faite en concertation avec la Direction générale du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural (DGFOMR) ». A en croire le coordonnateur, cette collaboration a également permis d’identifier les besoins des communes.

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net

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