ENEP Dori : plus de 300 nouvelles compétences au service de l’éducation

52

Le 24 juillet 2020 s’est déroulée au sein de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Dori, la cérémonie de  fin de formation pour les élèves maitres jugés aptes à remplir leur fonction d’enseignants du primaire. Placée sous la présidence du gouverneur de la région du sahel, les nouveaux enseignants ont choisi le maire de Falagountou comme parrain et modèle.

Depuis sa création en 2011, c’est le 8e contingent d’enseignants que l’ENEP de Dori met à la disposition de l’Etat burkinabè pour emploi. Cette année, ils sont 309 à avoir validé leur formation sur un total de 367 au départ. Le taux de succès est donc de 84,19%, ce qui réjouit le Directeur général de ce centre de formation, El-adji Boubacar Tindano. « L’année s’est déroulée dans un contexte particulier et difficile à plus d’un titre», a-t-il mentionné, relevant la crise sanitaire qui s’est associé à celle sécuritaire dans la région.

«Nous manifestons notre reconnaissance à l’ensemble de l’équipe d’encadrement qui n’a ménagé aucun effort pour nous permettre d’atteindre ce jour», a indiqué Xavier Ilboudo, délégué de la promotion. Une promotion qui a choisi comme personne de référence, le maire de la commune de Falangountou, par ailleurs président de l’Association des municipalités du Burkina section Sahel. Xavier Ilboudo et ses camarades se sont engagés, à l’appel de leur parrain et de l’ensemble des autorités présentes, à faire honneur au métier qu’ils ont choisi.

Saïdou Maïga, maire de Falagountou et parrain de cette 8e promotion

«Soyez des enseignants exemplaires», c’est le maitre-mot qui a dominé les propos du parrain de cette 8e promotion, Saïdou Maïga. Le maire de Falagountou, a insisté sur la nécessité d’être des références en matière de probité et de «patriotisme» dans l’exercice de leur fonction. «Le métier que vous embrassez, vous devez l’honorer. Partout où il y aura des populations qui ont des enfants qui ont besoin d’éducation, il faut la leur apporter», a exhorté Saïdou Maïga en précisant que l’ensemble du pays, le sahel en particulier, a besoin de ces compétences.

Perturbé au plan national par la maladie à coronavirus, le calendrier scolaire a été davantage perturbé à Falagountou. En effet, les enseignants «ont refusé de reprendre les cours pour les élèves en classe d’examen» sous prétexte d’insécurité, abandonnant les élèves de cm2 à leur propre sort. Cette situation a obligé le maire et le Conseil municipal à recruter des volontaires pour assurer l’encadrement des enfants jusqu’à l’examen. Autant d’engagement au service de l’éducation qui ont prévalu au choix de Saïdou Maïga comme parrain. «Vous n’auriez pas pu trouver mieux», a conclu le Gouverneur de la région.

Source : Fasozine.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici