Crise scolaire: Le Faso Autrement apporte son soutien aux enseignants

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Dans ce communiqué, Le Faso Autrement donne sa lecture de la crise scolaire qui paralyse le système éducatif du Burkina Faso.

«Le Secrétariat Exécutif Permanent  (SEP) du Parti le Faso Autrement s’est réuni en session ordinaire à son siège, le lundi 15 janvier 2018 sous la présidence effective de son président, Dr Ablassé OUEDRAOGO. La session, qui a été exceptionnellement élargie aux cadres et délégués des Arrondissements et des Départements  du Parti présents à Ouagadougou, a été consacrée à l’analyse de la situation nationale et à l’adoption du plan annuel d’activités.

Vu la gravité de la situation nationale, le Secrétariat Exécutif Permanent (SEP) du Parti Le Faso Autrement a décidé dans ses délibérations, de faire la présente exhortation dans le Communiqué ci-joint:

Appel du Secrétariat Exécutif Permanent du Parti le faso Autrement
Les militants, sympathisants et la direction politique du Parti Le Faso Autrement, comme d’ailleurs l’ensemble du peuple burkinabè vivent avec une profonde consternation la détérioration actuelle du climat social caractérisée par l’enlisement inquiétant des négociations dans le secteur éducatif ainsi que la répétition et la contagion des mouvements sociaux (sit-in et grèves) de protestation dans presque tous les secteurs d’activités de notre pays.

Les grèves sont annoncées et se succèdent dans un climat d’indifférence générale, comme entre autres, les grèves dans le secteur de l’éducation, de la santé  et de l’administration publique. La peur des conséquences néfastes des grèves touche toute la population particulièrement dans le secteur éducatif où les parents et les élèves donnent de la voix et poussent pour une résolution de la crise.

Aujourd’hui plus que jamais le spectre d’une année blanche et de la non validation du baccalauréat par le CAMES planent comme une épée de Damoclès sur la tête de ceux de nos enfants qui n’ayant pas eu les moyens d’aller étudier à l’étranger, sont contraints de rester apprendre au pays. Ceci contraste étonnamment avec le silence ou le mutisme du gouvernement qui pourraient être à juste titre considérés comme du mépris à l’endroit des braves éducateurs et enseignants à qui la nation entière a confié la charge d’éduquer et  d’enseigner le savoir, le savoir-faire et le savoir-être aux enfants, donc de construire l’avenir du Burkina Faso.

D’ailleurs, nous tous et quelque soient nos positions et nos postes d’emplois, ne sommes-nous pas redevables, d’une certaine manière, à nos maîtres d’école, nos professeurs des lycées et collèges et des Universités et Grandes Ecoles ?

Force est de reconnaitre que la qualité des enfants d’aujourd’hui et par conséquent des responsables du Burkina Faso de demain dépend pour l’essentiel de la qualité de l’éducation et de l’enseignement qui leur sont assurés actuellement et donc, des conditions et de l’environnement qui entourent le secteur de l’éducation.

Le Parti Le Faso Autrement, conformément à son projet de société, considère que le secteur de l’éducation est, au même titre que l’alimentation, la santé et la sécurité, une priorité nationale absolue. Le Burkina Faso est très riche de ses femmes et de ses hommes et la valorisation de ce capital humain passe d’abord et avant tout par un système d’éducation, d’enseignement et de formation professionnelle de qualité, adapté aux besoins en compétences de notre pays, ainsi qu’à un accès aux soins de santé pour tous.

Compte tenu de ce qui précède et sans aucun esprit d’opportunisme politique, le Secrétariat Exécutif Permanent (SEP) de Le Faso Autrement apporte de la manière la plus claire possible son soutien total et sans réserve aux éducateurs et enseignants de tous ordres dans leur lutte légitime. Il leur présente ses respects et sa considération et leur renouvelle ses félicitations pour les sacrifices consentis depuis toujours pour la préparation et la formation des générations futures  et pour la construction harmonieuse de notre cher pays.

Le peuple burkinabè et tout particulièrement les militants et sympathisants du Parti Le Faso Autrement comprennent et partagent les légitimes revendications des éducateurs et enseignants. Il est inadmissible que pendant que la population crie famine, le pouvoir central décide d’engager des dizaines de milliards de francs CFA pour passer à une cinquième république

Le Parti Le Faso Autrement estime que la fonction d’éducateur et d’enseignant est avant tout une vocation. De nos jours, elle est devenue un vrai sacerdoce, qui cependant ne devrait pas être synonyme de vœux de pauvreté, encore moins de misérabilisme. Il est de l’intérêt de la nation burkinabè toute entière que nos enseignants et éducateurs soient mis dans les conditions optimales d’exercice de leurs fonctions et responsabilités car les défis liés à la mondialisation et à la globalisation nous l’imposent.

L’histoire de l’humanité a montré qu’aucune nation n’a pu sortir de la pauvreté sans avoir mis un accent particulier sur une éducation de grande qualité. Le Burkina Faso ne saurait prétendre à un quelconque progrès et développement si ses gouvernants ne prennent pas conscience de la nécessité d’ériger au rang de priorité effective le secteur de l’éducation,  de l’enseignement et de la formation.

C’est pourquoi, gardant toujours présent à l’esprit que le Burkina Faso nous appartient tous et que son développement nous concerne tous et doit être l’œuvre de chacun et de tous, le Secrétariat Exécutif Permanent de Le Faso Autrement invite solennellement le Président du Faso, SEM Roch Marc Christian KABORE à remettre ses habits de « Chef de la famille Burkina Faso » en écoutant avec bienveillance et un esprit de conciliation les doléances et cris de cœurs des éducateurs et enseignants.

Le Parti Le Faso Autrement estime qu’il est indispensable d’aller au-delà des déclarations de bonnes intentions et des effets d’annonces. Il est temps et plus qu’urgent que le gouvernement et plus particulièrement le Chef de l’Etat montrent leur attachement patriotique à toutes les couches sociales de notre pays sans discrimination et sans exclusive.

Convaincu que le redressement national passe inévitablement par un dialogue national sincère et inclusif, le Parti Le Faso Autrement, invite tous les acteurs sociaux concernés et au-delà, tout le peuple burkinabè à mettre au centre de leurs actions, l’intérêt national et à œuvrer pour la réalisation d’une véritable réconciliation nationale sincère et définitive. C’est la seule voie pour garantir le vivre ensemble, la concorde nationale et le développement harmonieux du Burkina Faso.

«Rien n’arrête une idée arrivée à son heure»

OUAGADOUGOU, le 15 Janvier 2018
Le Secrétaire Chargé de la Communication et de l’Information
Sibiri MANE

Fasozine