Coup d’Etat de 2015 : Six personnes vivent encore avec des balles dans leur corps

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Le samedi 16 septembre 2017 marque la date anniversaire du Coup d’Etat perpétré par le général Gilbert Diendéré il y a deux ans de cela. Si pour beaucoup de blessés les blessures physiques se sont éteintes, celles morales restent encore douloureuses surtout pour ceux qui ont perdu un être cher. Burkina 24 a rencontré Christophe Lompo, un des blessés de la répression lors du coup d’Etat de septembre 2015.  

Christophe Lompo, étudiant titulaire d’une maîtrise en droit public et par ailleurs secrétaire général adjoint de l’Association des blessés du coup d’Etat manqué de septembre 2015 était à deux doigts de perdre sa vie le 17 septembre de la même année lorsqu’il était dans les rues de Ouagadougou pour « protester contre le coup d’Etat », rappelle-t-il. A l’en croire, « il était inutile à cette étape (de la Transition au Burkina, ndlr) que des individus puissent contester l’élan qui était déjà lancé ». Il narre ici, sa journée

Vidéo – Christophe Lompo revient sur sa rencontre avec les putschiste 

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Même si dès les premiers instants, Christophe Lompo a bénéficié de soins gratuitement à l’Hôpital Yalgado Ouédraogo et même pour la suite dans son processus de rétablissement, l’impact de cette blessure demeure puisque l’intéressé souffre toujours d’un « traumatisme crânien » selon son médecin. « Cette blessure m’a fait beaucoup souffrir au plan social », ajoute-t-il puisque  il a dû reprendre une année académique.

Au-delà de sa personne, Christophe Lompo, secrétaire général adjoint de l’Association des blessés du coup d’Etat manqué de septembre 2015,  fait remarquer que « le constat est alarmant » pour les blessés du coup d’Etat. A la date du 31 octobre 2016, 196 personnes étaient nécessiteuses de soins et parmi ces personnes, 6 vivent toujours avec des balles dans leur corps. « Jusqu’à présent, les balles n’ont pas été extraites (…). D’autres ont été opérés, et avec le fer dans le corps, les médecins programment mais les fers ne sont toujours pas extraits », poursuit Christophe Lompo.

Les blessés du coup d’Etat disent suivre de près l’évolution du dossier en justice. « Nous pensons que les autorités judicaire doivent prendre ce dossier au sérieux », soutient Christophe Lompo. 

Ignace Ismaël NABOLE

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