Conflits communautaires : L’implication de la femme dans la restauration de la paix et la promotion de la cohésion sociale

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Conflits communautaires : L’implication de la femme dans la restauration de la paix et la promotion de la cohésion sociale

La commune de Ziniaré abrite du 3 au 4 août 2020, un atelier de formation des amazones sur l’utilisation des outils en matière de paix et de cohésion sociale. Organisée par le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale (MATDC) en collaboration avec l’OIM, l’ouverture des travaux a été présidée par la ministre déléguée en charge de la cohésion sociale (MC), Madiara Sagnon/Tou.

La présente session de formation fait suite à la cérémonie d’installation des amazones de la cohésion sociale qui s’est tenue à Bobo Dioulasso en décembre 2020. « L’idée qui a prévalu à l’installation de ces amazones c’est surtout la situation sécuritaire que nous connaissons au Burkina Faso. Ça fait déjà plus de cinq ans que nous vivons une situation sécuritaire très difficile. Nous avons pensé qu’il fallait plus que jamais impliquer les femmes dans la prévention, la construction et la consolidation de la paix dans notre pays », a signifié le ministre déléguée en charge de la cohésion sociale (MC), Madiara Sagnon/Tou. Soulignant le rôle important que les femmes jouent tant au niveau de la famille qu’au niveau communautaire, Mme Sagnon a rappelé qu’elles représentent une tranche importante de la population burkinabè (52%).

Le présidium

Ainsi, la présente formation sur l’utilisation des outils en matière de paix et de cohésion sociale qui s’aligne sur les objectifs de la résolution 1325 des Nations Unies vise à donner à la femme, la place qui lui revient dans la recherche d’une paix véritable par la résolution pacifique des situations de crise. Durant deux jours, les amazones seront outillées sur des notions telles que la recherche de la paix et la promotion des valeurs du vivre-ensemble que sont la solidarité, le pardon, la tolérance, le civisme, le dialogue social.

Explication des outils de sensibilisation sur la construction de la paix et de la cohésion sociale

Au sortir de cet atelier, elles formeront à leur tour les leaders communautaires de leurs localités sur ces mêmes outils. C’est pourquoi, la MC leur a invité à une participation active et assidue aux travaux dans la perspective de mieux s’outiller pour un accompagnement optimum du Burkina Faso dans cette quête de paix sociale et d’un mieux vivre-ensemble.

Le chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a, pour sa part, expliqué l’objet de son déplacement : « Nous sommes ici pour accompagner le ministère de l’administration terriroriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale dans le cadre de leur exercice qui consiste, d’une partie, ce matin à renforcer les capacités des femmes pour une meilleure implication dans la gestion de la paix, la prévention, et la consolidation de la paix ».

Les femmes ne doivent plus être relayées au second plan, dixit le chef de mission de l’OIM, Mme Wane

Cet accompagnement rentre dans le cadre du projet « appui à l’amélioration de la confiance entre l’administration, les forces de défenses et de sécurité et les populations dans le nord et le Sahel », financé par le fonds de consolidation de la paix et mis en œuvre par l’OIM. Du constat fait par Abibou Wane, lorsqu’une crise éclate dans une société, les femmes constituent la grande majorité des victimes et elles subissent doublement les conséquences préjudiciables de toutes formes de conflits.

Au-delà des pertes en vie humaine et des moyens de subsistance, les femmes se retrouvent chefs de ménages. D’où le combat de la direction générale de la promotion de la cohésion sociale, à travers le concept des amazones de la cohésion sociale qui vise à faire en sorte que les femmes ne soient plus relayées au second plan mais jouent le rôle de garantes d’une société pacifique et paisible.

Les participants

« Il était important à travers cette initiative d’aider les femmes à pouvoir aller de l’avant, à pouvoir être mieux impliquées dans la prévention, au niveau local, au niveau de nos communautés à travers cette formation qui les outillerons à un changement de comportement et à pouvoir aussi transmettre ce message au sein de nos communautés pour renforcer le vivre-ensemble si cher au Burkina Faso », a laissé entendre Mme Wane. Son espoir, c’est de voir des amazones plus engagées et plus déterminées sur le terrain de la prévention et de la résolution des conflits.

Pour rappel, à l’issue de cette formation, chaque participant recevra une boite à outils qui lui permettra d’administrer cette formation aux leaders communautaires dans sa localité.

Aïssata Laure G. Sidibé

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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