Climat des affaires : Le Burkina veut améliorer son score

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Climat des affaires : Le Burkina veut améliorer son score

Le Ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré, a présidé ce lundi 3 août 2020 à Ouagadougou, l’atelier de validation du rapport provisoire de l’étude diagnostique du climat des affaires assortie d’un plan stratégique.

Le Burkina veut reconquérir une meilleure place dans le classement des pays réformateurs de la zone UEMOA. Pour cela, il a décidé de se doter d’un plan stratégique à même de redorer son image au plan africain. « Au regard des difficultés que nous rencontrons, la Commission de mise en œuvre des réformes sur le climat des affaires a décidé de mener une étude pour sortir un plan stratégique et proposer des plans d’action pour cinq bonnes années afin que nous ayons une visibilité dans notre manière de faire », a indiqué Harouna Kaboré.


Dans les années 2010, le Burkina Faso, grâce à des réformes profondes, était parmi les grands réformateurs dans la zone UEMOA. Ce qui lui valait un bon classement dans le rapport Doing Business de la Banque mondiale. Seulement, après cette époque de gloire, le Pays des hommes intègres a côtoyé les profondeurs. En 2015, il était 167e sur 189 États. Cela s’explique, selon les experts, par le fait de n’avoir pas poursuivi les réformes.


Résolus à redonner au Burkina son lustre d’antan, le Ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat a décidé de réaliser, sous l’égide de la Maison de l’entreprise, un plan stratégique assorti de plans d’action. L’étude a été menée par un cabinet d’experts et tient compte des réformes opérées durant la période 2000-2020.


Le diagnostic fait ressortir que les premières réformes avaient été bien menées. « Ce qui fait que nous avons été classés parmi les premiers pays réformateurs de la zone UEMOA », affirme l’un des experts. Seulement, il se trouve que les réformes de deuxième génération n’ont pas été totalement menées pour plusieurs raisons. Selon les experts, il s’agit du manque de ressources financières, de moyens humains et matériels.


C’est pourquoi, ils ont proposé des réformes sur le plan national et international et la mise en place d’un dispositif de financement de ces réformes. Le document a été amendé par les acteurs du commerce.

Jacques Théodore Balima

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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