Cadre sectoriel de dialogue défense-sécurité : Fin d’une phase…, début d’une nouvelle ère !

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Les acteurs du cadre sectoriel de dialogue défense-sécurité (ministère de la défense, ministère de la sécurité, partenaires techniques et financiers) se sont réunis ce vendredi 26 février 2021 à Ouagadougou. Dernière session de l’ère PNDES (Plan national de développement économique et social), il s’est donc agi pour eux de faire le bilan et de dégager les perspectives pour le nouveau référentiel de développement.

Le cadre sectoriel de dialogue défense-sécurité est un cadre de concertation qui s’inscrit dans le dispositif de suivi et d’évaluation du secteur de la défense et sécurité du Plan national de développement économique et social (PNDES). Il est une tribune pour les acteurs étatiques et non-étatiques, professionnels, faîtière des collectivités territoriales, d’apprécier l’état de réalisation des actions programmées dans ledit plan afin de tirer les leçons des insuffisances et de dégager des perspectives.

Le secrétaire général du ministère de la sécurité, Maïmouna Ouattara, avec sa gauche, le représentant des partenaires techniques et financiers et de l’autre côté, le secrétaire général du ministère de la défense, Colonel Noaga Ouédraogo.

Cette rencontre est la dernière session de l’ère PNDES. Elle fera non seulement la situation de la mise en œuvre des actions du secteur durant 2020, mais aussi le bilan de la contribution du secteur à l’atteinte des objectifs du référentiel de développement national 2016-2020 (PNDES).

La cérémonie d’ouverture des travaux présidée par le secrétaire général du ministère de la Sécurité, Maïmouna Ouattara, représentant son ministre, a permis à celle-ci de préciser les attentes de la rencontre et de revenir sur des contours du cadre. Il s’est donc agi pour les participants d’examiner le bilan annuel de la mise en œuvre des plans d’action des politiques et stratégies du secteur en 2020 et sur la période 2016-2020.

Le secrétaire général du ministère de la sécurité, Maïmouna Ouattara, mandataire de son ministre de tutelle, a présidé l’ouverture des travaux.

De façon précise, les acteurs ont dégagé les principaux acquis enregistrés, les difficultés rencontrées et proposé des pistes de solutions. Il s’agit donc, par-là, de préparer le nouveau référentiel. La dynamique étant, selon le secrétaire général du ministère de la Sécurité, de renforcer la sécurité, la résilience des populations par la mobilisation des partenaires techniques et financiers et du secteur de la défense et sécurité.

« En 2020, nos efforts nous ont permis d’atteindre un taux d’exécution physique de nos actions programmées de 66% et un taux d’exécution financière de 50, 93%. Sur la période 2016-2020, ces taux sont respectivement de 76% et de 73, 89% », informe le ministre de la Sécurité, pour qui, ces niveaux de réalisation sont satisfaisants au regard du contexte de mise en œuvre.

« Mais ils (résultats) restent tout de même perfectibles », relativise-t-il. D’où son invite à l’ensemble des parties à rester mobilisées et à plus d’engagement dans la mise en œuvre du nouveau référentiel de développement qui va succéder au PNDES.

« C’est à ces conditions que nous parviendrons ensemble à construire un Burkina de sécurité, de paix et de bien-être », encourage le ministre.

Le ministre de la sécurité, Ousséni Compaoré, a exprimé la reconnaissance du gouvernement et du peuple burkinabeé aux partenaires techniques et financiers.

Hommage aux hommes en lutte

Durant la période 2016-2020, et plus encore en 2020, les actions ont été exécutées dans un contexte sécuritaire difficile marqué par des attaques terroristes, des conflits communautaires et une recrudescence du grand banditisme dans les centres urbains et péri-urbains. A ce contexte s’ajoute la pandémie du Covid-19.

Malgré tout, les efforts de renforcement de la sécurité intérieure et de la défense du territoire national ont engrangé de nombreux acquis, notamment par les actions de lutte contre le terrorisme, le grand banditisme et la criminalité ; la construction d’infrastructures de sécurité ; l’acquisition de matériels opérationnels et stratégiques ; le renforcement des effectifs et la formation continue des personnels ; la mise en œuvre des réformes d’importances stratégiques.


« Au regard de ces actions et réalisations salvatrices qui feront de cette situation une simple et longue histoire, nous ne pouvons que nous réjouir du lendemain meilleur qui se prépare. Il est donc plus qu’un devoir pour moi de saisir l’occasion pour vous traduire mes remerciements pour vos diverses contributions à l’atteinte de ces résultats palpables. Gagner le pari de la paix et de la sécurité est plus que jamais une priorité pour le gouvernement et comme un seul homme, nous allons nous mobiliser dans ce sens. Les efforts vont donc se poursuivre pour permettre aux forces de défense et de sécurité de bénéficier des conditions nécessaires pour mieux faire face aux défis », a manifesté le ministre de la Sécurité.

Il a saisi le cadre pour « rendre un vibrant hommage à tous ceux qui se battent corps et âme, jour et nuit, au péril de leur vie, contre l’ennemi » pour la sécurisation des personnes et la défense de l’intégrité du territoire. Il a eu une pensée pieuse pour ceux d’entre eux qui sont tombés les armes à la main pour la cause nationale, souhaité prompt rétablissement aux blessés et rendu un hommage à ceux déployés sur le terrain.

O.L.O

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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