Burkina : L’ARCEP lance un « résomètre » pour évaluer la performance des réseaux téléphoniques

164
lancement d'une application mobile dénommée « résomètre ».

ECOUTER

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a procédé au lancement d’une application mobile dénommée « résomètre ». Cet outil vise à permettre aux utilisateurs de vérifier la qualité des services offerts par les opérateurs mobiles. C’était ce vendredi 15 mai 2020 à Ouagadougou.

« Résomètre »  est une application mobile pour l’évaluation par les utilisateurs de la qualité des services des réseaux de téléphonie mobile au Burkina Faso. Cette application s’adresse aux abonnés des réseaux de téléphonie mobile détenteurs d’un smartphone. Résomètre est téléchargeable sur la plateforme Android de Google Play et IOS de Apple. Pour l’instant, cette application est renommée ARCEP Burkina Faso. En effet, résomètre permet aux utilisateurs de disposer des informations concernant la performance de l’opérateur dans une localité donnée.

Lire également👉 Augmentation de tarifs chez Orange Burkina : L’ARCEP a émis un avis défavorable

Issouf Maiga, technicien à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), a expliqué les fonctionnalités de l’application. Il s’agit, entre autres, de faire des comparaisons des meilleures offres en Internet, de la qualité des appels téléphoniques et de déclarer des incidents.  « A travers ce test vous pouvez savoir, dans votre quartier, dans votre maison, quel est l’opérateur qui présente les meilleurs performances. Et ça peut guider votre choix », a expliqué Issouf Maiga.  

En outre, résomètre est fondée sur un modèle participatif. Ainsi, les utilisateurs de l’application mobile contribuent à l’édification d’une base de données contenant l’expérience de la qualité de service vécue à un temps donné et à un endroit donné du territoire national. Cette application est un outil qui permet à l’ARCEP de disposer des données sur tout le territoire national.

Issouf Maiga, technicien à l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP)
Issouf Maiga, technicien à l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP)Issouf Maiga, technicien à l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP)
Issouf Maiga, technicien à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP)

« Résomètre est un outil complémentaire à ce qui est fait. Un technicien ne peut pas être en train de faire les tests à tout moment partout. Résomètre permet à l’utilisateur dans son contexte de pouvoir réaliser les tests et un peu partout pour donc restituer à l’autorité de régulation les informations. En plus, l’apport complémentaire, c’est que les tests sont faits grandeur nature par l’utilisateur avec l’expérience qu’il vit. Avec résomètre, c’est donner aux clients de faire eux-mêmes leurs expériences. Ça permet d’avoir de façon permanente et sur l’ensemble du territoire l’expérience que les clients vivent », a indiqué le Président l’ARCEP,  Tontama Charles Millogo.

Lire aussi👉 Région du Nord/Burkina : L’ARCEP outille les élus locaux sur les communications électroniques

Par ailleurs, il  a invité la population à se l’approprier afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de service des réseaux  au Burkina Faso et de booster la concurrence. La ministre en charge du développement de l’économie numérique, Hadja Fatimata Ouattara, a présidé la cérémonie de lancement. Elle a fait savoir que Résomètre permettra de renforcer la confiance entre les consommateurs et les opérateurs des téléphonie mobile.

La ministre en charge de l’économie numérique, Hadja Fatimata Ouattara
La ministre en charge de l’économie numérique, Hadja Fatimata OuattaraLa ministre en charge de l’économie numérique, Hadja Fatimata Ouattara
Hadja Fatimata Ouattara, la ministre en charge du développement de l’économie numérique

« Aujourd’hui résomètre permet aux consommateurs eux-mêmes d’évaluer la qualité de leur communication. Ce qui est important est que ça permet de centraliser des données  et permet à l’ARCEP de prendre les mesures qui s’imposent afin de faire une bonne régulation. Ça permet pour nous aussi (gouvernement) de nous inspirer de ces données et de prendre les mesures politiques qui s’imposent dans le but d’améliorer les communications électroniques », a-t-elle souligné.

Jules César KABORE

Burkina 24

Source : Burkina24.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici