Burkina Faso : sept morts dans des heurts intercommunautaires avec des Peuls

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Des nouveaux affrontements intercommunautaires ont fait sept morts, dont trois victimes peuls, dans la ville d’Hamkane à la frontière avec le Mali.

À peine quelques jours après le massacre d’au moins 134 habitants Peuls au Mali, huit personnes, dont au moins trois Peuls, ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi 1er avril au Burkina. Cette tuerie fait suite aux affrontements intercommunautaires dans le village d’Hamkane, à la frontière entre le Burkina Faso et le Mali.

Représailles

« Des individus armés se sont introduits dans le village de Hamkane, situé à 7 km de Arbinda, où ils ont assassiné le Cheikh (leader religieux) du village, son fils aîné et son cousin », a déclaré le colonel de la région du Sahel, Peguy Hyacinthe Yoda, précisant qu’une quatrième personne avait été tuée dans un village voisin. Les trois premières victimes étaient Peuls.

« Pendant l’inhumation du Cheikh et des deux autres, on a identifié quatre individus qui feraient partie du groupe ayant commis ce forfait. La population s’est ruée sur ces personnes qu’elle a lynchées et dans la foulée il y a eu trois autres morts », a-t-il poursuivi.


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« Le bilan est de sept tués, deux huttes et une maisonnette incendiées », a annoncé Peguy Hyacinthe Yoda, soulignant que la situation était « maîtrisée et sous contrôle » lundi. « Les forces de défense et de sécurité mènent des patrouilles dans la ville pour rassurer les populations », a-t-il indiqué.

Récurrence des affrontements intercommunautaires

Confronté depuis quatre ans à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, le Burkina Faso enregistre également des affrontements intercommunautaires.

Début janvier, 48 personnes – selon le gouvernement – et plus de 200 selon la société civile, ont été tuées lors de représailles contre la communauté peule, après l’attaque du village de Yirgou (centre) attribuée aux jihadistes.


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Au Burkina Faso, tout comme au Mali, les tensions dégénèrent périodiquement en violences entre Peuls, traditionnellement éleveurs, souvent nomades et musulmans, présents dans toute l’Afrique de l’Ouest, et autochtones agriculteurs.

Jeune Afrique