Burkina Faso : Les députés de la Vème Législature, toujours privés de leurs droits !

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Burkina Faso : Les députés de  la Vème Législature, toujours privés de leurs droits !

Selon des informations, ils sont nombreux à attendre, jusque-là, la régularisation de leur situation professionnelle pour leur permettre de reprendre service dans leur administration d’origine. Ces anciens élus, dont certains ont vu partir en fumée leur domicile et autres biens, regardent impuissants leur maintien dans la situation actuelle.

C’est sous le poids de ces difficultés qu’ils ont décidé de mettre en place un Collectif dénommé « Collectif Justice pour Tous-Octobre 2014 » dirigé par l’ancien homme politique, ancien député, Rasmané Ouédraogo. Reconnu depuis décembre 2016, ce regroupement aurait entamé plusieurs démarches en vue de débloquer cette situation qui pèse sur de nombreuses familles (des enfants qui ne peuvent aller à l’école du fait du blocage au plan professionnel, par exemple…).

« Ce Collectif est composé de députés insurgés, de députés non-insurgés, du pouvoir comme ceux qui n’y sont pas. C’est donc un cadre qui réunit tout le monde, toutes les tendances. Il y a un certain nombre nombre de droits qui ont été privés par le CNT (Conseil national de la transition), par l’actuelle Assemblée nationale et par le pouvoir en place ; ce qui porte des préjudices professionnel, social et politique aux députés de cette législature », ont confié des membres de ce Collectif, insistant sur l’impact de cet acte sur leur famille.

C’est dans cette dynamique de recherche de solutions que l’organisation tient, apprend-on également, ce samedi, 17 février 2018 à Ouagadougou à partir de 10 heures à la Maison des retraités Antoine Nanga (sis à Goughin), une assemblée générale extraordinaire avec l’ensemble de ses membres. Il sera question, selon des membres, d’examiner et d’adopter des points abordés au cours d’une assemblée générale tenue en cotobre 2017, d’analyser des actions menées depuis cette dernière rencontre. Cette instance va également se pencher sur des auditions individuelles à venir avec le HCRUN (Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale) et bien d’autres sujets en perspectives.

Pour nos interlocuteurs, si l’organisation n’est pas publiquement connue, cela est dû à la volonté de ses membres pour qui, il faut travailler à l’apaisement des cœurs, éviter les actions qui déchaînent les passions, alimentent les divisions entre Burkinabè. « Il faut plutôt faire en sorte que tous les Burkinabè participent à la construction du pays, malgré les difficultés », confient des membres.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

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