Boucle du Mouhoun : Le projet PATRIP prône la cohésion sociale dans les zones transfrontalières du Mali et du Burkina

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Les initiateurs du Projet de renforcement des capacités transfrontalières des communautés menacées de déstabilisation (PATRIP) ont organisé un atelier, ce mardi 27 octobre 2020 à Dédougou, pour faire le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre des activités. Les bénéficiaires et les autorités administratives et locales venus des communes du Mali et du Burkina ont fait le déplacement de la cité de Bankuy pour s’imprégner de l’état des lieux des activités, après 11 mois d’exécution du projet.

Porté par Welthungerhilfe et l’Association la Voute nubienne (AVN), le projet dénommé PATRIP est destiné aux zones transfrontalières du Mali et du Burkina. Un atelier-bilan à mi-parcours s’est tenu ce mardi 27 octobre 2020 à Dédougou, dans la région de la Boucle du Mouhoun, l’une des régions bénéficiaires du projet. Les porteurs de ce projet d’actualité, au regard du contexte sécuritaire fragile au niveau des frontières, ont tenu à réunir les populations bénéficiaires des dix communes du Mali et du Burkina.

Une vue des participants.

La cérémonie a été placée sous la présidence de Sahabani Zeba, haut-commissaire des Banwa, et a connu la participation des autorités provinciales de la zone d’intervention. Les élus locaux et les communicateurs des radios communautaires étaient aussi présents pour s’approprier le contenu du projet, prendre connaissance des axes et domaines d’intervention et surtout interagir pour le bon déroulement des activités programmées dans le cadre de la mise en œuvre du PATRIP.

Avant d’entamer les échanges, le directeur pays de Welthungerhilfe, Jean Philippe Jarry, par le biais de son représentant, Mouni Konombo, a rappelé que son ONG a été créée en 1962 sous l’égide de l’Organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). C’est plus tard, en 1967, qu’elle sera baptisée Deutsche Welthungerhilfe (WHH). Il a ensuite expliqué que la vision de WHH, c’est un monde dans lequel chacun peut mener une vie indépendante avec dignité, équité, à l’abri de la faim et de la pauvreté.

La présentation du projet.

« Faim zéro partout où nous travaillons, d’ici 2030 », c’est l’objectif qui a poussé WHH et l’Association la Voute nubienne (AVN) à initier le Projet de renforcement des capacités transfrontalières des communautés menacées de déstabilisation.

Ce projet, selon le haut-commissaire Sahabani Zeba, vise à promouvoir l’intégration et le développement socio-économiques des populations tout en encourageant la coopération et les échanges transfrontaliers entre les peuples du Mali et du Burkina.

De façon directe, ce sont trois régions du Burkina et du Mali qui sont couvertes par le projet. Issa Ouattara, le chef de projet, a relevé que ce sont directement plus de 4 100 personnes et indirectement 60 000 personnes qui seront touchées par le projet dans les communes de Djibasso, Tansila, Faramana, Sami et Doumbala au Burkina ; et les communes de Mahou, Boura, Benena, Koula et Mandiakuy au Mali.

Issa Ouattara, le chef du projet.

« A travers ce projet, nous réaliserons des infrastructures communautaires sous le modèle de la Voute nubienne, nous appuierons les OSC et les jeunes. Nous ferons la promotion de la cohésion sociale, du cash for work et de la création artistique assortis de sensibilisations », a dévoilé Issa Ouattara.

Il faut dire que toutes ces différentes activités, qui s’étaleront sur 20 mois, nécessiteront la somme de plus 982 millions de F CFA.

Sahabani Zeba, haut-commissaire de la province des Banwa.

Les bénéficiaires et les partenaires de mise en œuvre du projet n’ont pas voulu se faire conter cet atelier. Sekouba Samaté est le maire de la commune de Mahou au Mali. Pour lui, « ce projet est le bienvenu dans notre commune. Nous avons des problèmes de bâtiments communautaires pour les jeunes et les femmes. Ce problème sera résolu avec le volet cash for work. Nous souhaitons un plein succès à ce projet qui fait la part belle à la cohésion sociale et au volet artistique. Ce projet fond les barrières entre nous, populations du Mali et du Burkina, car le brassage, c’est tous les jours. Ce projet vient renforcer ce qu’on avait de commun avec les populations transfrontalières ».[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Bienvenu DEMBELE

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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