Appel à des volontaires : Ne pas confondre « recrutement » et « emploi », clarifie le ministre de la Sécurité

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Appel à des volontaires : Ne pas confondre « recrutement » et « emploi », clarifie le ministre de la Sécurité

L’annonce de la décision de recrutements de volontaires dans le dispositif de lutte contre l’insécurité au Burkina a été un des centres d’intérêt des journalistes à la conférence de presse du gouvernement de ce jeudi, 14 novembre 2019, dont le principal intervenant a été le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré.

Tout comme son collègue porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres du 13 novembre 2019, Ousséni Compaoré a informé l’opinion publique que le recrutement des volontaires n’a pas commencé. Selon le ministre, un décret viendra préciser cette décision annoncée par le président du Faso.

« Nous sommes en train de définir les modalités et les critères de recrutement », informe le ministre Compaoré. Il souligne également que le recrutement sera circonscrit. « Il ne se fera pas sur toute l’étendue du territoire », ajoute-t-il. Contrairement à une certaine opinion, le ministre souligne que ce recrutement n’est nullement un aveu d’impuissance dans le défi sécuritaire.

S’attardant sur le phénomène d’insécurité, le ministre de la Sécurité explique que parmi ceux qui attaquent et commettent des actes terroristes, il y a des groupes islamistes, certainement aussi des délinquants. « Il y a parfois de la sous-traitance. Les raisons pour lesquelles les uns et les autres attaquent ne sont pas toujours les mêmes. L’état islamique, ce n’est certainement pas pour de l’argent qu’il attaque. C’est pour islamiser. Les délinquants, les fraudeurs, les bandits, c’est certainement pour autre chose que pour l’islamisation », confie-t-il.

Qu’à cela ne tienne, pour le patron de la sécurité, le plus important, c’est combattre ces individus et éradiquer l’insécurité. « Nous avons une armée conventionnelle depuis les années 60. Nous avions formé une armée qui doit faire face à une autre armée. Les techniques de combat ne sont pas les mêmes, les équipements ne sont pas les mêmes. Ici, nous avons affaire à une guerre asymétrique. Notre armée n’était pas préparée à cela. Et vous savez bien qu’on ne change pas la stratégie d’une armée comme ça. C’est ce qui explique que nous prenions du temps dans la réorganisation de notre armée pour faire face à cette guerre asymétrique », répond-il à ceux qui pensent que les Forces de défense et de sécurité éprouvent des difficultés à faire face à l’hydre terroriste.


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OHL

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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