Absence des Etalons à la CAN 2019 : Un citoyen appelle la direction de la FBF à démissionner

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Ceci est un avis de Sylvain Ouédraogo sur la non qualification des Etalons footballeurs à la CAN 2019.

Le vendredi 24 mars 2019, l’équipe nationale de football du Burkina Faso n’a pas pu obtenir son titre de qualification pour la prochaine coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se tiendra dans quelques semaines en Egypte. Classés définitivement troisième dans un pouls  qui était largement à sa portée, les étalons footballeurs ont fini par courber l’échine devant la Mauritanie et l’Angola. Cette élimination du onze national a plongé le peuple burkinabè dans une tristesse totale.

 « Le pays des hommes intègres » avait fini par être un habitué de la CAN depuis plusieurs éditions précédentes. Cette déconvenue prévisible devrait susciter un débat fécond au sein de l’opinion nationale sur l’avenir du football Burkinabè afin de jeter les bases d’un renouveau du sport roi dans notre pays. En rappel, cette débâcle du onze national senior vient s’ajouter à la longue liste de contre performance au niveau des étalons dans les petites catégories (junior, cadet…).

Le sport notamment le football est devenu un puissant facteur d’unité nationale au Burkina Faso. Dans un pays comme le nôtre qui a mal aujourd’hui à sa cohésion, il sied de repenser le football Burkinabè afin qu’il continue à travers les futures performances à demeurer le ciment de l’unité nationale. Cette déclaration de notre structure obéit donc à cet impératif ci-dessus cité.

A une analyse succincte de la non qualification des Etalons, nous pouvons citer les causes essentielles suivantes :

  • Un entraineur national sclérosé et en manque de vision ;
  • Une équipe composée de cadres en fin de carrière ;
  • Un management du football burkinabè qui laisse à désirer ;

L’entraineur Paolo Duarte n’a pas pu constituer une équipe nationale dynamique des Etalons qui tient compte de l’avenir du football dans notre pays. Il s’est évertué à maximiser sa stratégie de conquêtes de résultats sur des anciens cadres de l’équipe en fin de carrière pour la plupart en faisant fi d’un réel politique de renouvellement dans le temps. Les instances de gestion du Football Burkinabè devraient incessamment tirer toutes les conséquences de cette insuffisance de résultat de Paolo Duarte en mettant un terme à son contrat à la tête du onze national.

L’actuelle équipe nationale de football a apporté des lauriers  au Burkina Faso pendant plusieurs années. Le pays tout entier restera reconnaissant à ces braves fils qui ont porté haut le drapeau national. Cependant, force est de reconnaitre que la plupart des cadres de l’équipe est en fin de carrière. D’où la nécessité de procéder à une reconstruction de l’équipe nationale du football du Burkina Faso. De notre capacité à développer une vision claire pour la reconstruction de notre football de façon générale dépend l’avenir des Etalons dans toutes les catégories.

La non qualification des Etalons à la prochaine CAN est tout aussi à mettre sur le compte de la Fédération Burkinabè de Football qui n’a pas su trouver le manager capable de porter les Etalons dans une dynamique de victoire. Il appartient tout aussi à la direction actuelle de la FBF d’en tirer toutes les conséquences en déposant humblement sa démission. Il serait opportun de profiter de cette occasion pour repenser notre football de façon générale afin de jeter les bases d’un nouveau départ.

Ce nouveau départ devrait tout aussi reposer sur un audit exhaustif de la FBF afin de mieux cerner les difficultés réelles du football Burkinabè car plusieurs griefs seraient reprochés à l’actuelle FBF :

  • un compte rendu permanent ne serait pas fait aux clubs dans la gestion de la manne financière apportée par des sponsors (Lonab et autres) ;
  • les subventions aux clubs n’arriveraient pas à temps. Et même quand cela est fait, ces subventions seraient versées à moitié ;

Chers compatriotes, en avant pour la reconstruction du football Burkinabè.                          

Mouvement Citoyen pour la Démocratie

Sylvain Ouédraogo

Burkina24.com