Violences faites aux femmes à Karangasso-Vigué : Le bilan de la lutte

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Le Cadre unitaire d’action (CUA) de Karangasso-Vigué, une association de la société civile, a organisé, le 21 décembre 2016 à Karangasso- Vigué, une assemblée générale pour faire le bilan de la mise en œuvre du projet de lutte contre les violences basées sur le genre dans la commune. Le projet conduit en 2015 et qui doit prendre fin en décembre 2016 vise à lutter pour la réduction des violences, particulièrement celles faites aux femmes dans la localité.
La maternité du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Karangasso-Vigué a été réhabilitée et agrandie. Elle a, en plus, reçu de nouveaux équipements qui rendent le séjour des femmes plus agréable. « La réhabilitation de la maternité du CSPS a amélioré le fonctionnement de l’hôpital. Les fréquentations ont augmenté et la prise en charge des malades s’est améliorée », a souligné Aicha Palenfo, représentant l’infirmier-chef de poste du CSPS. La réfection de la maternité de la localité fait partie des réalisations du projet de lutte contre les violences basées sur le genre dans la commune de Karrangasso-Vigué. Les membres du Cadre unitaire d’action (CUA) de Karangasso-Vigué, association qui pilote le projet dans la zone en partenariat avec Diakonia, ont tenu leur assemblée générale, le 21 décembre 2016 dans ladite localité, pour faire le bilan des activités du programme. Débuté en septembre 2015, le projet doit prendre fin en décembre 2016. Il a pour but de contribuer à la lutte contre les violences basées sur le genre et plus particulièrement celles exercées sur les femmes. En plus d’un an, l’association, membre du GERDDES-Burkina, a mis en œuvre presque toutes les activités inscrites au programme du projet. Ainsi, elle a mené des séances d’alphabétisation, des théâtres-forums, des jeux radiophoniques, des projections de films et des ateliers de sensibilisation et d’information sur les violences faites aux femmes. Il a en vue l’organisation d’un mariage collectif le 31 décembre 2016, jour de clôture du projet. Les membres du CUA ont, au cours de leur rencontre, passé en revue ces différentes activités, relevé les difficultés, les avantages et l’importance du projet dans la commune.  Ils ont adopté un document devant servir de cadre de référence dans la lutte contre les violences basées sur le genre dans la commune. Le président de la délégation spéciale de la commune de Karangasso- Vigué, Jean Saré, a salué l’initiative de l’association dont les actions appuient celles des autorités communales et de l’Action sociale dans l’amélioration des conditions de vie des couches vulnérables. 
Il a souhaité qu’en 2017 la commune de Karangasso-Vigué n’enregistre aucun cas de violence faites aux femmes. La présidente du Cadre unitaire d’action de Karangasso-Vigué, Maninata Somé / Tionon, et les autres membres de l’association ont souhaité un renouvellement du projet afin de parvenir à l’objectif souhaité par le président de la délégation spéciale,  car, de son avis, les pratiques combattues pendant les 15 mois de vie du projet sont toujours vivaces dans la commune. « Il faut toujours continuer la sensibilisation et l’information afin qu’on puisse atteindre le seuil de zéro cas de violences faites aux femmes dans la commune », a préconisé Mme Somé. Le formateur et conseiller de l’association, Dramane Diabagaté a invité les bénéficiaires des différentes formations initiées par le  projet, à mettre en pratique les conseils reçus. Faisant référence à la crise qui a secoué Karangasso-Vigué après l’élection municipale de 2016, Dramane Diabagaté a invité les fils de la commune à l’union, à l’entente, au dialogue et à cultiver l’amour pour le développement de la localité. Pour le moment la commune est toujours sous délégation spéciale présidée, par le préfet de Karangasso-Vigué, Jean Saré.
Adaman DRABO

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