Vie politique nationale : Le Front patriotique pour le renouveau et l’Alliance des Générations pour la Renaissance se serrent les coudes

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Vie politique nationale : Le Front patriotique pour le renouveau et l’Alliance des Générations pour la Renaissance se serrent les coudes

Selon les premiers responsables de ces partis, cet acte se veut un exemple, que la jeunesse peut s’unir pour aller vers l’idéal commun, dans le rassemblement et la cohésion des forces. « Début d’un partenariat entre deux jeunes partis politiques de l’opposition au Burkina nouvellement crée », indiquent les deux leaders politiques, qualifiant ce pas commun de « signal fort » envoyé à la classe politique burkinabè, notamment à l’opposition. « Nous avons un combat commun qui est celui de travailler à donner l’espoir d’un lendemain meilleur au vaillant peuple du Burkina Faso martyrisé et déçu de la mauvaise gestion du pouvoir par ce régime », justifient-ils.

En lien direct avec son parti, l’AGR, Adama Doulkon a expliqué que la plupart des cadres sont des démissionnaires de l’Alliance des Jeunes pour l’Indépendance et la République (AJIR) d’Adama Kanazoé, (actuellement conseiller spécial du président du Faso ). « Nous avons tous déposé nos lettres de démission de ce parti, il y a environ neuf mois de cela et avons décidé de continuer notre combat politique sous la bannière de notre nouveau parti politique, l’Alliance des Générations pour la Renaissance, AGR, officiellement reconnue le 12/04/2018 », a rappelé M. Doulkon.

Vie politique nationale : Le Front patriotique pour le renouveau et l’Alliance des Générations pour la Renaissance se serrent les coudesLe président du FPR, Dr Aristide Ouédraogo, rappelle d’abord au peuple, à la « jeunesse engagée » en particulier, que le chemin qui conduit à la maturité et à la liberté véritable se forge toujours dans le feu de l’adversité. Il situe le contexte de mise en place de cet élan, marqué, selon lui, par la « gouvernance aveugle sur fond d’impopularité avec des contestations multiformes et une grogne sociale accentuée ces derniers temps ».

« Non contents d’avoir pu tromper la vigilance du peuple pour faire demeurer un système construit depuis le 15 octobre 1987, les gouvernants du moment montrent progressivement et clairement leur vrai visage et leurs intentions non salutaires », martèle Dr Aristide Ouédraogo.

L’affaire Naïm Touré parmi les préoccupations

Vie politique nationale : Le Front patriotique pour le renouveau et l’Alliance des Générations pour la Renaissance se serrent les coudesDans la liste de charges contre les dirigeants actuels du Burkina, le premier responsable du FPR relève : « le gouvernement actuel très dispendieux, est à la tête d’une misère de plus en plus accrue. Il avance en étalant progressivement son rouleau compresseur et son hégémonie avec pour ferme volonté d’étouffer toute tendance contradictoire, même porteuse d’innovations constructives. Pourvu que le système demeure et que le pillage continue ». Puis, il fait son constat : « Désormais, au Burkina Faso, nous vivons accrochés tous les jours à notre foi et croyances diverses dans un Etat laïc parce que la vie au pays des hommes intègres est en train de devenir tellement incertaine que seuls, le roi et sa cour, les privilégiés de naissances ou de fonctions disposent encore de la capacité de se projeter dans l’avenir.
La famine est à nos portes et menace le peuple, le terrorisme menace le peuple, le capitalisme national et la dictature des puissances financières internes menacent le peuple souverain qui est déjà acculé de toutes parts. Les organisations sociales et professionnelles qui osent s’exprimer sont érigées en ennemis de la nation par l’élite dirigeante. Le rêve est devenu tout simplement impossible, les oppressions psychologiques et physiques sont en marche, le peuple du Burkina Faso souffre ».

Des propos légalisés par Adama Doulkom, pour qui d’ailleurs, la gestion du pouvoir actuel du MPP est « chaotique » et cela conforte cette position de s’opposer au mode de gouvernance de ce régime. « Nous sommes convaincus que le programme qu’applique le président du Faso n’est ni plus ni moins qu’une feuille de route pour la protection et la conservation de leurs acquis engrangés pendant les vingt-sept années passées sous le régime de l’ex président Blaise Compaoré », estime le président de l’AGR, pour qui on ne saurait faire du neuf avec du vieux.

Vie politique nationale : Le Front patriotique pour le renouveau et l’Alliance des Générations pour la Renaissance se serrent les coudesSur un tout autre volet, le président du FPR a fustigé ce qu’il a qualifié de « nomination des fils à Papa » dans une logique de favoritisme, à des hauts postes de responsabilité. « Il n’y a aucun mérite à être bien né ; le seul mérite professionnel d’un citoyen au sein d’une nation démocratique, civilisée et organisée doit être sa compétence et non sa naissance au sein d’un clan favorisé ; la noblesse professionnelle n’existe pas au Burkina Faso, sauf pour un système hideux et cancérigène qui n’existe que pour ses propres intérêts », s’est-il insurgé avant de réaffirmer son engagement pour une jeunesse en quête de construction son avenir, pour la défense des libertés publiques…, bref, « pour un renouveau au Burkina ».

Dans le vif de l’actualité politique, notamment les grèves et l’arrestation du cyber-activiste, Naïm Touré, les deux partis ont invité le gouvernement à plus de responsabilité et au dialogue, plutôt qu’à la répression qui, de leur avis, est la seule solution au dénouement de cette crise qui perdure.

Sur le cas Naïm Touré, les responsables de ces deux partis politiques, FPR et AGR, ont, après avoir fustigé « la liquidation de la liberté d’expression… » demandé sa libération sans condition.

OL
Lefaso.net

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