UAS: Les conditions du 3 janvier 1966 sont aujourd’hui réunies

1997

Le 3 janvier 1966 est une date historique pour le Burkina Faso et plus particulièrement pour le monde syndical burkinabè. C’est la date marquant le soulèvement populaire sous l’impulsion des syndicalistes de l’époque ayant conduit au renversement de Maurice Yaméogo, premier président du Burkina. Le 3 janvier 2020, sur les traces des devanciers,  l’Unité d’Action syndicale (UAS) commémore « une date historique », selon le président du mois entrant, Blaise Hien.
 

« La baisse des salaires de 20%, la baisse des indemnités, l’impunité et la mal gouvernance sont entre autres les maux qui ont conduit au soulèvement populaire emportant ainsi le gouvernement de la première République de Maurice Yaméogo », a rappelé Blaise Hien. Bassolma Bazié, président du Mois sortant, avant de passer le flambeau à son successeur. Il a tenu à préciser aux militants que le changement à la tête de l’UAS ne changera en rien l’abnégation de la lutte. Face aux différents problèmes suscités, l’UAS a prevénu que « les conditions du 3 janvier 1966 sont aujourd’hui réunies »

Aussi, les leaders syndicaux face à leurs militants à la base ont commémoré le 3 janvier 1966 cette année à la Bourse du travail de Ouagadougou. Cela a été le lieu d’une projection cinématographique sur le dernier  survivant des 10 leaders syndicaux qui ont signé le mot d’ordre de grève de 1966 ayant conduit au soulèvement populaire. Pour le président de mois de l’UAS, cette projection sur « le doyen Zakaria Touré, le dernier survivant du soulèvement populaire du 3 janvier 1966, a  permis de faire une introspection afin de se projeter vers l’avenir », a-t-il dit.

Dans la communication qu’il a livrée,  Blaise Hien a surtout indiqué la contribution du mouvement syndical sur les grands tournants de la vie socio-politique de l’histoire du Burkina Faso. Sous Maurice Yaméogo, il rappelle qu’il a contribué à lutter contre la gabegie, la mauvaise gestion, l’adoption de mesures de baisse de salaire et d’arrestation de leaders syndicaux et leaders d’opinion.

Egalement, « sous le Gal. Sangoulé Lamizana, par la grève du 18 décembre 1975, les syndicalistes ont pu empêcher la création du Parti unique voulu par Lamizana », a-t-il rappelé. A ne point douter, celui-ci a reconnu que les syndicalistes ont beaucoup apporté à la construction du paysage socio-politique du Burkina.

Hamadou Ouédraogo

Minute.bf

Source : Minute.bf

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