Tribune – « Lettre ouverte aux Honorables députés de la région de l’Est »

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Dans cette déclaration, un citoyen attire l’attention des députés de la région de l’Est sur l’état des routes.

J’espère qu’au moment où vous lisez cette lettre que vos familles respectives se portent bien. Honorables députés de la région de l’Est, c’est ma première fois de me donner à cet exercice de lettre ouverte.

Je ne serai pas long dans cette lettre car le temps n’est plus aux écrits. En effet, je vous informe, si vous ne le savez pas encore, que les dernières compagnies de transport qui desservaient encore Fada N’Gourma à savoir STAF et Rakiéta ont cessé de le faire et ce jusqu’à nouvel ordre.

Il se trouve que l’axe Koupéla – Fada est si dégradé qu’ils ne veulent plus prendre de risques. Comme conséquence, la Région de l’Est est un peu comme coupée du reste du pays.
Je vous rappelle que suite à une grogne sociale en début d’année, le gouvernement avait lancé la réhabilitation du 1er tronçon Koupéla – Gounghin, comme pour dire « Taisez-vous maintenant » et depuis ce lancement, un certain 14 février 2017, plus rien.

Je suis arrivé à la conclusion que la réhabilitation de cette route nationale est loin d’être une priorité nationale (cela n’engage que moi). L’Est s’enclave de plus en plus surtout au regard de l’existant. Je ne vous apprends rien si je vous dis que seulement six (06) communes ont accès à un goudron parmi les 27 que compte la Région.

Si cette situation n’est pas une préoccupation nationale, alors, elle l’est et demeure pour les populations que vous représentez à l’Assemblée nationale. Je vous invite donc à déposer une motion de suspension de vos mandatures ainsi que de vos suppléants et rejoindre la base pour qu’ensemble nous réfléchissions à des alternatives citoyennes solidaires pour soulager le calvaire des populations de la Région. Si vous ne le faites pas, sachez que ces jeunes poussés à l’extrême prendront leur destin en main.

Si les membres du gouvernement pouvaient déposer le tablier pour être solidaires à cette initiative, on aurait attiré une attention particulière de l’État sur ce qu’on peut considérer comme un abandon. L’urgence est vraiment de trouver des alternatives et des débuts d’actions sont entrepris dans ce sens.

En attendant votre réaction sur cette question, je vous invite à rester solidaires aux initiatives citoyennes solidaires à venir.

Avec tous mes respects.

Le 13 Juin 2017
Un citoyen
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