Traque de Malam Dicko : « Puisqu’il a décidé d’être un renégat (…) son sort sera scellé »

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Le ministre de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, a bouclé sa tournée de galvanisation des Forces de défense et de sécurité, le lundi 10 avril 2017 par Dori, chef-lieu de la région du Sahel et  Kaya dans le Centre-Nord. Après près de 2000 Km parcourus et plus d’une vingtaine de commissariats de police et de brigades de gendarmerie visités, Simon Compaoré a fait le bilan de sa tournée lors d’une conférence de presse  à Kaya.
Après un long périple dans les régions du Nord, du Sahel et du Centre-Nord, le ministre de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, a animé un point de presse pour dresser le bilan de sa tournée, dans la nuit du lundi 10 avril 2017 à Kaya. Selon le conférencier, les trois jours lui ont permis de visiter des villes et localités comme, Yako, Gourcy, Ouahigouya, Yensé, Thiou, Bahn, Koumbri, Titao, Sollé, Pétécoli, Baraboulé, Djibo, Tongomayel, Arbinda, Gorgadji, Dori et Kaya. A entendre Simon Compaoré, à toutes ces étapes, il a rencontré les Forces de défense et de sécurité et visité des commissariats de police et des brigades territoriales de gendarmerie. « Partout où nous sommes passés, nous nous sommes rendu compte qu’il fallait cette sortie de terrain pour réconforter les troupes dans la lutte contre le terrorisme. En termes de leçons, nous avons vu que les Forces de défense et de sécurité (FDS), sont satisfaites de cette visite ainsi que des efforts du gouvernement pour renforcer leurs capacités et pour les équiper », a indiqué le ministre Simon Compaoré. Selon le conférencier, le constat  sur le terrain a montré la nécessité de continuer  l’équipement des  FDS en armement, en moyens de protection et en logistique. Le ministre a ajouté que cette sortie de terrain a été une occasion pour les populations, surtout les fonctionnaires, de manifester leur satisfaction au regard des lignes qui ont commencé à bouger sur le plan sécuritaire. « Les classes qui étaient fermées à cause du départ des enseignants, dû à la menace, ont rouvert les portes. Nous encourageons les enseignants qui n’ont pas encore repris les cours à le faire parce que les FDS font un travail remarquable sur le terrain », a soutenu Simon Compaoré. Au-delà de cette satisfaction, des préoccupations ont été soulevées par les populations des régions du Nord et du Sahel, relatives au renforcement de la sécurité dans les lieux de service, à la clôture des services sensibles comme les commissariats de  police, les brigades de gendarmerie et les écoles, aux questions liées à l’eau et aux infrastructures routières.
En réponse, le ministre de la Sécurité a soutenu que le gouvernement est en train de travailler sur un programme d’urgence pour le Sahel, qui prend en compte la sécurité et le développement socioéconomique de la région. 
Malam Dicko en territoire malien
Pour lui, à un moment donné, les populations du Sahel se sont senti pour des laissé-pour-compte, mais avec les actions fortes menées actuellement, ils se rendent compte que l’Etat se soucie de leur bien-être.  
Au cours de cette conférence de presse, le ministre est revenu sur l’opération « Panga » qui se déroule au Sahel  et qui  consiste  pour les FDS à faire un ratissage d’une zone déterminée jusqu’à la frontière malienne, avec  l’appui de la force française Barkhane. A entendre le conférencier, les fouilles de ces zones suspectées d’être des lieux de refuge des terroristes ont permis d’appréhender une centaine de personnes présumées complices ou terroristes. Cette opération a-t-elle permis d’avoir des traces de Malam Dicko ? A cette question, le ministre de la Sécurité a indiqué qu’il est très tôt de donner une réponse définitive. Toutefois, il a relevé que les informations à sa disposition laissent croire que Malam Dicko n’est plus sur le territoire burkinabè. « Les 90% des renseignements que nous recevons démontrent que Malam  Dicko est sur le territoire malien. C’est vrai que ce sont des gens qui sont mobiles, mais nos FDS veillent au grain. S’il lui passait par la tête de revenir au Burkina, avec la vigilance des populations et la farouche détermination des bérets rouges, des gendarmes et des policiers, nous mettrons la main sur lui », a affirmé Simon Compaoré. Et d’ajouter : « Même s’il est de l’autre côté, notre conviction est que Malam Dicko ne peut pas se cacher éternellement. Avec la dynamique engagée au Burkina Faso et au Mali avec l’aide de Barkhane, nous allons arriver à neutraliser les terroristes. Puisqu’il a décidé d’être un renégat, de renier sa patrie et de semer la mort et la désolation dans son propre pays, son sort sera scellé ».
Lassané Osée OUEDRAOGO

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