Transformation agro-alimentaire : La nécessité d’une réponse collective pour freiner la désindustrialisation du Burkina

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Transformation agro-alimentaire : La nécessité d’une réponse collective pour freiner la désindustrialisation du Burkina

Pour cette journée de réflexion, le FIAB a bénéficié du parrainage d’un des spécialistes des arcanes de l’entreprenariat, Issaka Kargougou, directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, qui a galvanisé à l’ouverture des travaux, les participants à un diagnostic sans complaisance de la situation.

La réflexion s’inscrit dans le cadre global du processus de restructuration et de dynamisation de la FIAB à travers le thème : « Quelle organisation et quelles stratégies pour assurer l’émergence et le développement soutenus des industries agro-alimentaires et pour la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaires au Burkina-Faso ? ». Les participants ont donc été appelés à plancher sur la création d’une opportunité d’échanges et de concertation entre les principaux acteurs membres de la FIAB et des personnes ressources pour l’identification et la formulation d’actions pertinentes en vue d’assurer la promotion des industries agro-alimentaires au Burkina. Pour les responsables de la Fédération, il s’agit, à termes, d’offrir aux populations burkinabè, des produits locaux transformés et plus compétitifs. De ce cadre de réflexion doit sortir un schéma et plan de restructuration de la FIAB. Il doit également proposer des axes prioritaires d’intervention pour la formulation d’un programme triennal d’amélioration de l’exploitation industrielle des produits agricoles au Burkina.

Transformation agro-alimentaire : La nécessité d’une réponse collective pour freiner la désindustrialisation du BurkinaSelon la présidente de la FIAB, Simone Zoundi, après 25 ans d’existence, il était de bon ton pour l’organisation de s’arrêter pour s’interroger face à un nouvel environnement économique globalisé avec ses contraintes et faire en sorte que le secteur contribue à relever le niveau de vie des populations burkinabè. La rencontre se voulait donc aussi celui d’un bilan dans la dynamique du développement du secteur agro-alimentaire.

Pour le parrain de l’activité, Kargougou Issaka, le parcours de la FIAB mérite d’être félicité. A son actif, plusieurs initiatives de promotion du secteur dont les journées agro-alimentaires (un cadre de plaidoyer pour le développement agro-alimentaire au Burkina). Il a, au nom de son président, promis le soutien de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina à la FIAB. « Nous allons développer un certain nombre d’initiatives pour contribuer à lever les contraintes qui freinent le développement du secteur », a dit le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, Issaka Kargougou. Le parrain a également confié que les autorités consulaires ont décidé, avant la fin de l’année, et avec l’accord du gouvernement, d’organiser un forum national sur le développement industriel afin que le débat soit largement partagé par l’ensemble des acteurs et partenaires du secteur industriel. M. Kargougou a outre annoncé la mise en place d’un incubateur agro-alimentaire pour aider les jeunes pousses qui veulent adhérer à la FIAB à trouver la technologie et les moyens d’appuis-conseils, techniques et financiers, pour pouvoir développer leurs affaires. « Nous voulons, avec les pouvoirs publics, travailler à dynamiser les zones industrielles », a-t-il indiqué.

Transformation agro-alimentaire : La nécessité d’une réponse collective pour freiner la désindustrialisation du Burkina‘’Le Burkina est un pays de tradition économique agroa-limentaire. Mais, nous constatons, malheureusement, qu’en 2014 nous avions environ 900 entreprises qui ont été créées ; autour de 500 en 2015 et entre 200 et 250 en 2016. Paradoxalement, nous assistons à une forte progression des importations agro-alimentaires. On dit que la nature a horreur du vide…’’, a dressé Issaka Kargougou, pour qui les contraintes au secteur sont nombreuses. Il s’agit entre autres des coûts de production (électricité) ; des difficultés d’accès à la technologie et aux financements ; des questions liées à la fiscalité, à la formation professionnelle, à la fraude, etc. C’est pourquoi estime-t-il qu’il faut une réponse collective pour freiner la désindustrialisation du Burkina.

O.O
Lefaso.net

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