Thaliane : « Je garde le cap »

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Etudiante en marketing, Thaliane est une artiste chanteuse rappeuse. Nathalie Traoré, de son vrai nom,  excelle dans l’Afro Hip Hop. Elle compose dans quatre langues (Dioula Français, Toussian et Anglais). Rentrée de sa première tournée internationale en Allemagne et Italie, l’artiste a révélé qu’elle a vu l’importance de la culture quand elle est sortie. Les détails de cette tournée et de sa carrière dans cette interview réalisée dans les locaux de Burkina24 ce lundi 12 novembre 2018.

Burkina 24 (B24) : Comment vous êtes-vous retrouvée dans la musique ? 

Thaliane : J’ai commencé la musique depuis toute petite. Je suis passée par les compétitions comme Faso Académie, the Voice Afrique Francophone. Avec la sortie en février 2014 de mon premier album baptisé «  Osons la Paix »,  j’ai été lancée. Actuellement je suis en auto production. Mais il y a une structure qui veut signer avec moi et nous allons travailler sur un nouvel album.

B24 : Parlez-nous de votre discographie

Thaliane : Mon premier album intitulé « Osons la Paix » est sorti en 2014. A travers ce titre,  je voulais contribuer à apporter la paix en 2014. Dans cet album également je parle d’amour, de la jeunesse d’espoir, etc. Le deuxième, c’est un maxi sorti en mai 2017. Actuellement, j’ai un album de 10 titres et un maxi de 4 titres et quelques singles.

B24 : Vous avez choisi un style, l’Afro Hip-Hop. Quatre ans après, êtes-vous toujours dans le registre ?

Thaliane : Je garde le cap. Ça m’apporte beaucoup. Grace à ça, j’ai eu cette tournée. C’est un style assez original et il n’y a pas trop de filles au Burkina qui font dans le Hip-Hop. Je suis dedans depuis 4 ans et ça marche pour moi.

B24 : Vous revenez d’une tournée internationale. Comment cela s’est passé ?

Thaliane : Je reviens d’une tournée humanitaire internationale en Allemagne et en Italie qui a regroupé plusieurs artistes du monde entier et j’étais la seule Africaine. J’ai été sélectionnée pour prendre part à cette tournée parce qu’ils avaient besoin d’une fille africaine qui fait du Hip-Hop et qui a un âge compris entre 20 et 30 ans. J’ai donc été sélectionnée.

 

Durant cette tournée qui a duré deux mois, on a fait des spectacles, et des ateliers avec des élèves dans environ 36 écoles. J’ai appris aux élèves à chanter dans ma langue (dioula). Cette tournée avait pour objectif de lutter contre le racisme, la violence, etc. C’était une première pour moi de sortir hors du pays. J’ai fait des collaborations avec pleins d’artistes. J’ai beaucoup découvert.

B24 : Actuellement, quelles sont les forces de la filière musique au Burkina et que faut-il corriger ?

Thaliane : Le Burkina est rempli de talents. Il y a un potentiel qui demande à être connu. Mais il n’y a pas de production. Il y a un manque de financement. Les artistes ont besoin d’être connus à l’étranger. Nos promoteurs ne sortent pas pour chercher du marché pour les artistes à l’extérieur du pays. Pourtant, nous avons une musique assez originale qui marche à l’extérieur. J’ai vu l’importance de la culture quand je suis sortie. La musique burkinabè a plein d’avenir.

Irmine KINDA

Burkina24

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