Terrorisme : « Si le Burkina saute, toute la sous-région est infectée »

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« Le Burkina Faso est le ventre mou de terrorisme ». Cette phrase semble irriter le porte-parole du gouvernement, Remis Dandjinou. Il l’a fait savoir le jeudi 3 octobre 2019 en indiquant que « si le Burkina saute, toute la sous-région, la bande côtière est infectée ».

Le Porte-parole du gouvernement a réaffirmé que la « lutte contre le terrorisme ne peut pas se faire de façon individuelle aujourd’hui ». A l’écouter, il faut une synergie des pays touchés pour venir à bout de cette menace qui devient persistante au Burkina Faso.

Depuis le début des attaques sur les positions des Forces armées nationales et des populations civiles, de l’avis de certains observateurs extérieurs, le gouvernement burkinabè n’apporte pas la réponse adéquate à ce fléau, d’où l’expression « le Burkina Faso est le ventre mou de terrorisme » en Afrique de l’Ouest.

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Mais de l’avis de Remis Dandjinou, le Burkina Faso est « le verrou » et prend « les coups » pour que « d’autres pays frontaliers ne connaissent pas ce qui s’est passé ». « Aujourd’hui, nous sommes le verrou et nous prenons les coups », assène le ministre porte-parole du gouvernement.

Quant à la coopération avec les forces militaires étrangères, Remis Dandjinou rappelle que c’est « un fait ». « Je l’ai dit, et je le répète qu’il nous est arrivé de solliciter l’aide de Barkhane sur certaines opérations », dit-il. « Je constate que quand on a besoin d’eux, ils sont là pour nous donner le coup de main nécessaire », a ajouté Remis Dandjinou.

Crise dans le secteur de la santé – Réaction de Remis Dandjinou

Depuis quelques mois, les centres de santé tournent au ralenti du fait d’un mouvement d’humeur des syndicats de la santé humaine. Le 3 octobre 2019, le ministre de la communication a réagi. 

« Quelle que soit l’importance de la lutte que nous menons, la question de la vie est une question essentielle. Comme le dirait Norbert Zongo, c’est le premier des droits humains. Je me surprends parfois à ne pas avoir entendu les organisations de défense des droits de l’homme se plaindre de cette situation. C’est quand même extrêmement grave ce qui se passe ».

Remis Dandjinou, Porte-parole du gouvernement

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Source : Burkina24.com

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