Suspicion de fraude au recrutement des Instituteurs adjoints certifiés : Il n’en est rien, selon le ministre de l’Éducation

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Suspicion de fraude au recrutement des Instituteurs adjoints certifiés : Il n’en est rien, selon le ministre de l’Éducation

Il n’y a pas de quoi fouetter un chat ! C’est ce qu’on peut dire des résultats des enquêtes portant sur les suspicions de fraude au concours de recrutement des Instituteurs adjoints certifiés (IAC). Dans sa parution du mercredi 25 juillet 2018, le journal « Courrier Confidentiel » évoquait des irrégularités et même des combines dans l’organisation du concours direct de recrutement sur mesure nouvelles de 1 500 IAC. Ce vendredi 10 août 2018, le ministre de l’Education, Stanislas Ouaro, a assuré qu’après vérification, il n’en est rien. Pour avoir le cœur net sur les allégations, le ministre a laissé entendre qu’il a travaillé en tandem avec le ministère de la Fonction publique et l’auteur de l’article. Une série de vérifications sur toute la chaîne a été effectuée.

Suspicion de fraude au recrutement des Instituteurs adjoints certifiés : Il n’en est rien, selon le ministre de l’ÉducationLa cellule de vérification a aussi confronté la liste des admissibles publiée par communiqué à celle des candidats ayant pris part à l’oral d’admission. Il s’est donc révélé qu’aucune information relative aux cas de fraude n’a été enregistrée. Néanmoins, note le ministre, il est ressorti du contrôle effectué tout au long du processus de recrutement, des cas d’irrégularité qui pourraient s’apparenter à des tentatives de fraude. Ils ont été traités comme telles.
Il se trouve que quatre candidats ont fourni, dans leurs dossiers, des diplômes appartenant à d’autres personnes. Ces candidats ont été retirés de la liste et transférés à la gendarmerie. C’est elle qui est chargée de poursuivre les investigations nécessaires.

Au cours de la conférence de presse, le ministre a saisi l’occasion pour rendre hommage à la presse pour le travail de veille qu’elle effectue. Pour lui, cela permet à l’administration de corriger les imperfections. Toutefois, il a invité les hommes de plume à creuser davantage pour vérifier les informations. Il s’est dit aussi ouvert à d’autres éléments de preuve.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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