Suspension des importations de l’huile et du sucre : Le groupement professionnel des industriels salue la décision du gouvernement

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Suspension des importations de l’huile et du sucre : Le groupement professionnel des industriels salue la décision du gouvernement

Le groupement professionnel des industriels a tenu, dans l’après-midi de ce jeudi 12 septembre 2019, une conférence de presse de soutien au gouvernement pour la suspension de la délivrance de l’autorisation spéciale d’importation pour certains produits industriels, notamment le sucre et l’huile. Cette décision, selon les conférenciers, est une grande satisfaction. Elle est le fruit de longues et difficiles concertations avec l’ensemble des acteurs des filières concernées et surtout le gouvernement.

Le 9 septembre dernier, le ministre en charge du Commerce, Harouna Kaboré, dans un communiqué, portait à la connaissance des opérateurs économiques que la délivrance des autorisations spéciales d’importation d’huile alimentaire et de sucre était suspendue jusqu’à nouvel ordre. Cette décision qui a été accueillie avec satisfaction, permettra à coup sûr selon le groupement professionnel des industriels (GPI), de décongestionner un tant soit peu les magasins des différentes unités industrielles mais surtout, de sécuriser les emplois.

« A travers cette mesures, le ministre en charge de l’industrie apporte une réponse concrète à une de nos préoccupations fortes à savoir la mévente à laquelle sont confrontées nos industries en général et celles du secteur du sucre et de l’huile alimentaire en particulier », a indiqué Niaoné Hayouba, président de la section territoriale de l’Ouest du GPI.

Les journalistes présents à la conférence de presse

Selon lui, cette décision est le fruit de longues et difficiles concertations avec l’ensemble des acteurs des filières concernées et surtout le gouvernement. « A toutes les occasions où nous avons pu interpeller le gouvernement, nous avons insisté sur la nécessité d’agir pour freiner l’invasion illégale de notre marché par les produits importés de manière généralement frauduleuse. Aujourd’hui, nous nous félicitons de la prise de cette décision qui concerne deux produits essentiellement agroalimentaires », a-t-il poursuivi.

Cependant, ils rappellent que le problème d’écoulement est et reste un problème commun à tous les produits industriels de fabrication locale. C’est pourquoi, ils estiment qu’il serait bon d’élargir la présente mesure à d’autres produits industriels locaux qui connaissent également des problèmes d’écoulement.

Cette mesure, selon le GPI, est imposée par la nécessité de la régulation du marché de certains produits afin d’éviter la disparition pure et simple de certaines sociétés industrielles nationales œuvrant dans le même domaine. C’est pourquoi, le GPI se dit favorable au renforcement de la régulation et exige des structures en charge de la mise en œuvre de cette décision, un contrôle strict des stocks et la surveillance des importations. « L’autorité doit rester ferme et veiller à l’application intégrale de cette mesure », ont-ils souhaité.

Moctar Koné, DG de la SN SOSUCO

L’industrie burkinabè ne craint pas la concurrence

Selon les conférenciers, le combat que le groupement des professionnels industriels mène est citoyen et vise à enrayer les pratiques commerciales déloyales. A en croire, le président du GPI, l’industrie burkinabè ne craint pas la concurrence quand celle-ci est loyale, « car les membres du groupement n’ont pas de problème de qualité ».

Par ailleurs, il a indiqué qu’au-delà de la suspension, la règlementation fiscale à laquelle tous les opérateurs, sans exception, sont soumis doit être respectée. « Rien ne peut justifier le refus d’un opérateur de se soumettre à la facturation normalisée, à la perception de la TVA et de l’acompte BIC. Notre organisation interpelle les pouvoirs publics sur la nécessité d’aller jusqu’au bout de la logique afin d’assainir l’environnement des affaires dans son ensemble », a-t-il ajouté.

Les industriels rassurent de la qualité et de la disponibilité de leurs produits

Au cours de cette rencontre, les principaux acteurs que sont les directeurs généraux de la SN Citec et de la SN SOSUCO, étaient présents. Ils rassurent que des mesures seront prises pour maintenir la qualité de leurs productions afin de répondre à la demande nationale.

Alexandre Zanna, DG de la SN Citec

Pour le directeur général de la SN SOSUCO, Moctar Koné, cette décision prise par l’Etat va permettre de sauver les industries burkinabè mais surtout, d’assainir le marché de ces deux produits (l’huile et le sucre) afin de repartir sur de nouvelles bases. « Pour atteindre cet objectif, il faut qu’on arrive à neutraliser la fraude et pour cela nous sommes disponibles à jouer notre rôle dans cette lutte », a dit le DG de la SN SOSUCO.

A la question de savoir si les huileries du Burkina elles seules peuvent satisfaire la demande, le DG de la SN Citec, Alexandre Zanna, répond : « Les huileries du Burkina, elles seules, ne peuvent pas satisfaire la demande. La SN Citec peut assurer le 1/3 de la demande. Nous n’avons jamais dit qu’on voulait effacer tous les concurrents. Notre combat, c’est qu’on soit tous sur le même pied d’égalité.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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