Soumane Touré : « Roch Kaboré veille à ce que Djibrill Bassolé ne soit pas libéré »

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Soumane Touré, le secrétaire général du parti de l’indépendance, du travail et de la justice (PITJ) a tenu un point de presse ce vendredi 14 juillet 2017 à Ouagadougou. Il s’est exprimé sur la détention du Général Djibrill Bassolé et sur la loi portant allègement des conditions d’exécution du programme de projets à réaliser dans le cadre du partenariat public-privé (PPP).

C’est au siège du parti de l’indépendance, du travail et de la justice (PITJ) que Soumane Touré a rencontré la presse ce vendredi 14 juillet 2017. Il a fait son analyse de la situation politique et économique du Burkina Faso. Concernant l’incarcération du Général Djibrill Bassolé, il a informé que des organisations internationales exigent sa libération.

Comme explication à cette détention de Djibrill Bassolé, il a estimé qu’ « on ne peut pas le libérer sinon il va raconter beaucoup de choses sur l’insurrection populaire, l’usurpation de la transition et du pouvoir MPP ». « C’est pour ça Roch Kaboré veille à ce que Djibrill Bassolé ne soit pas libéré », a-t-il lancé. Il suggère que s’il ne veut pas le mettre en liberté provisoire qu’ils accélèrent sont procès.

« Les 18 000 milliards qu’ils ont promis c’est du vent. C’est des promesses seulement »

Le secrétaire général du PITJ s’est également prononcé sur la nouvelle loi portant allègement des conditions d’exécution du programme de projets à réaliser dans le cadre du partenariat public-privé (PPP). Il a invité le parti au pouvoir à revisiter l’histoire avec les mésaventures du colonel Saye Zerbo devant les Tribunaux populaires de la révolution (TPR).

Pour lui, des « économistes avérés » ont attiré leur attention que « façon le Plan national de développement économique et social (PNDES) a été monté ne peut pas être appliqué« . « Les 18 000 milliards qu’ils ont promis c’est du vent. C’est des promesses seulement », a-t-il dit.

Concernant le financement du PNDES, Soumane Touré dit remarquer qu’« ils décident de se tourner vers la mafia internationale ». Il est convaincu que le parti au pouvoir veut d’abord créer des entreprises des sociétés pour « blanchir des milliards« .

« Vous connaissez une entreprise ou un homme d’affaires dans ce pays peut financer sur fonds propre à 1 milliard et attendre 30 ou 40 ans (…) pour qu’il récupère son argent. Vous en connaissez ? », se demande Soumane Touré. « Pour arriver là, ils ont financé des choses à des coûts de milliards, l’insurrection et leur arrivée au pouvoir. Des gens leur ont donné de l’argent mais contre des promesses. C’est pour donner des affaires à ces gens-là », a conclu l’homme politique.

Jules César KABORE

Burkina 24

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