Situation sécuritaire au Burkina : Le Parlement ouvre une session extraodinaire

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L’Assemblée nationale a ouvert ce 12 septembre 2018 une session extraordinaire consacrée à la situation sécuritaire du Burkina Faso. 

Les députés burkinabè ont été convoqués ce 12 septembre 2018, sur initiative du Président de l’Assemblée nationale, pour une session extraordinaire, qui se déroulera jusqu’au 24 septembre 2018.

La session est consacrée à la situation sécuritaire du Burkina, marquée par des attaques répétées à l’Est et au Sud-Ouest du pays.  Lors de son discours d’ouverture, Alassane Bala Sakandé, le président du Parlement, a assuré que le Burkina était en guerre. « La série d’attaques terroristes dont le Burkina Faso est la cible depuis plus de deux (02) ans et qui ont connu une recrudescence inouïe ces temps-ci dans les régions de l’Est et du Sud-Ouest constituent des actes de guerre. La patrie est attaquée », est-il convaincu. 

Pendant son discours, Bala Sakandé s’est voulu rassurant, affirmant que  « lorsque la guerre éclate entre les justes et les forces du mal, ce sont les justes qui triomphent toujours.  La lutte sera peut-être longue, farouche et coûteuse, mais notre victoire est inéluctable« .

C’est pour trouver les moyens de cette victoire qu’à la suite de la session extraordinaire du Conseil supérieur de la défense convoquée la semaine dernière par le Chef de l’Etat, que se tient cette réunion extraordinaire du Parlement. Bala Sakandé affirme qu’à l’issue de cette rencontre, l’Assemblée « doit donner un signal fort« , en jouant « sa partition dans l’effort de guerre« .

Ainsi, des auditions sont programmées, « de l’enseignant du primaire à son directeur régional, de l’agent d’agriculture à son directeur provincial, de l’agent itinérant de santé au médecin chef, du préfet au gouverneur, du militaire du rang au Chef d’Etat-major général de l’Armée, du secrétaire d’Etat au Premier ministre, du citoyen Lambda au plus instruit, du Kolweogo au dozo, du croyant au non croyant, aucune contribution ne sera de trop pour nous permettre de gagner comme l’ont toujours fait nos aïeux et ancêtres depuis la nuit des temps« , selon les termes du chef du Parlement.

Depuis le début du mois d’août 2018, des attaques d’hommes armés sont perpétrées principalement dans la région de l’Est, visant les positions des Forces armées nationales, faisant une dizaine de morts dans les rangs des Forces de défense et de sécurité et des civils.

Burkina24


Photo : Assemblée nationale

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