Situation nationale : Les « Mouvements spécifiques » prônent la vérité, la justice et la réconciliation

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Situation nationale : Les « Mouvements spécifiques » prônent la vérité, la justice et la réconciliation

Regroupement d’une quinzaine d’organisations de la société civile, les Mouvements spécifiques sont nés dans le cadre de la lutte contre la mise en place du Sénat et de la révision de l’article 37 de la Constitution. Ce jeudi 12 septembre 2019, ils ont aminé une conférence de presse au Centre de presse Norbert-Zongo, pour donner leur lecture de la situation nationale marquée par la crise sécuritaire, le verdict du putsch, le dossier dit de « charbon fin », la trêve sociale.

D’entrée de jeu, le coordonnateur des Mouvements spécifiques, Michel Rabo, a demandé aux autorités politiques de communiquer avec le peuple pour expliquer les motifs de la déstabilisation du Burkina Faso. Toujours sur la question sécuritaire, les Mouvements spécifiques souhaitent une autre approche, notamment une implication des forces vives pour aider les Forces de défense et de sécurité (FDS). Pour le regroupement d’OSC, la coopération militaire avec la France devrait être revue, car elle n’apporte rien au Burkina Faso.


Tout en fustigeant l’inertie du Conseil national des organisations de la société civile, Michel Rabo, dans sa déclaration, a félicité la justice militaire pour sa résilience durant le procès. Ce procès, dira-t-il, est une victoire du peuple sur les forces rétrogrades. Cependant, pour les Mouvements spécifiques, les décisions de justice sont en deçà des crimes commis. Aussi, ils souhaitent que la justice se penche aussi sur le dossier de l’insurrection, ceux de Thomas Sankara, Norbert Zongo, Henri Zongo et Jean-Baptiste Lingani.

Partisans de la vérité, de la justice et de la réconciliation, les Mouvements spécifiques exigent par ailleurs la manifestation de la vérité dans le dossier dit de « charbon fin ». En effet, avec la reprise du procès en octobre prochain, Michel Rabo souhaite que toutes les responsabilités soient situées et que les fautifs soient sanctionnés.


Dans ce sens, il a rappelé que le président Roch Marc Christian Kaboré a promis la tolérance zéro au début de son mandat. Toutefois, les Mouvements spécifiques adhèrent à la trêve sociale demandée par le président du Faso. S’ils reconnaissent le droit de grève aux travailleurs, ils estiment que la situation sécuritaire nationale commande cette trêve sociale, pour être en phase avec le combat mené par les FDS pour la protection du pays.

Juste Ephrem ZIO

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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