Situation nationale : le MPP passe en revue les préoccupations majeures

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La troisième session ordinaire du bureau politique national du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP)  s’est tenue le samedi 28 septembre 2019 à Ouagadougou.  Cette session ayant réuni les membres de bureau des différentes provinces, avait pour objectif « de passer en revue l’actualité nationale en vue d’informer les membres et de recevoir leurs diverses préoccupations ». Les mouvements d’humeur  en l’occurrence celui du secteur de  la santé ont été examinés par les participants.

Trois grands points ont été au menu de cette session ordinaire. Il s’agit premièrement  de la  situation nationale notamment le dialogue politique, la fronde sociale et la sécurité. Deuxièmement, il était cas de   la  vie du parti entrant dans le domaine du   rapport du bureau exécutif national depuis la deuxième  session  et du rapport de synthèse du bureau exécutif national  sur les sorties dans les 351 communes. Les discussions sur les tâches « urgentes » liées aux constats et préoccupations rencontrées  sur le terrain par rapport à l’agenda électoral étaient en dernière position. 

« C’est pour nous conformer à nos textes fondamentaux que nous tenons cette session ce matin (samedi 28 septembre, Ndlr). Vous savez qu’il y a beaucoup d’événements qui se produisent au niveau de notre pays et à travers le monde donc nous avons besoin de temps en temps de nous  rencontrer entre  membres du bureau politique qui sont dispersés à travers le territoire national et qui représentent  la population.  Nous nous rencontrons pour nous donner  des informations et recevoir les préoccupations ainsi que celles des populations » a expliqué Lassané Savadogo, secrétaire exécutif national du MPP. 

Parlant de l’insécurité du pays, le secrétaire exécutif a rappeler que c’est une « préoccupation nationale » qui concerne tous les partis politiques à commencer par le MPP qui gère les affaires de l’Etat. « Nous savons que la sécurité constitue une préoccupation de base et constitue un défi majeur pour le pays et pour les dirigeants du pays parce que dans un état de droit républicain,  l’une des missions est d’assurer la sécurité. Nous constatons malheureusement que depuis un certain nombre d’années ; l’État a des difficultés pour respecter cette obligation et nous en connaissons les raisons. Mais nous avons la conviction que ce défi sera relevé » a t-il fait savoir. 

Simon Compaoré, président du bureau politique national du MPP, est revenu sur la question du procès du putsch manqué de 2015. Pour lui, « malgré tout ce qui a été fait par certains pour que le procès ne puisse pas se tenir et des méthodes dilatoires développées,  le procès a eu lieu et le droit a été dit ». « On peut conclure que c’est notre victoire à tous et il faut s’en féliciter et remercier notre gouvernement qui a mis tout en œuvre pour que cela soit possible. Cela nous donne de l’espoir pour les autres procès à venir » a t-il ajouté. 

S’agissant de la situation des personnes déplacées, il a été noté que tout sera pris en compte afin que ces derniers ne soient pas exclus des élections de votes de 2020.  « La question qui va se poser est comment faire en sorte à ce que ces déplacés  puissent participer au vote parce qu’il est exclu qu’ils soient exclus du vote. Nous avons travaillé à ce que les Burkinabè de l’extérieur puissent voter et il n’y a pas de raison de priver ces déplacés du vote. Encore faut il savoir sur le compte de quelle circonscription vont t-ils voter. Ce sont les questions qu’il faut  se poser et voir avec la classe politique dans un esprit de consensus et avec la Céni en tant qu’opérateur technique, les voies et moyens par lesquels il faut passer pour trouver des réponses satisfaisantes ». 

La question des mouvements d’humeur des agents de santé est revenue sur la table. Selon le Premier ministre, Christophe Dabiré, membre du parti, si  aujourd’hui les discussions avec les agents   de la santé connaissent un nombre de difficultés dans leur avancement  c’est parce que « si nous acceptons un certain nombre de revendication qui ont été posées soit par les attachés de santé ou  par les médecins, nous n’aurons plus jamais dans notre pays, une fonction publique qui fonctionne normalement et qui permet de construire un  état » a déclaré M.Dabiré.

 

Source : Fasozine.com

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